
Dans un contexte où l’arbitrage est constamment au cœur des débats et ce dans toutes les disciplines, le documentaire Whistleblowers (« lanceurs d’alerte » en français) montre sous un nouveau jour la complexité du rôle d’arbitre dans le rugby de très haut niveau.
Ce film documentaire suit le parcours des officiels de match avant et pendant la Coupe du monde de rugby 2023 et met en lumière l’ampleur des abus en ligne auxquels ils ont été confrontés. Avec des moments de communion ou la récompense du travail bien fait, tout en étant assombri par les polémiques et le chaos g…
Dans un contexte où l’arbitrage est constamment au cœur des débats et ce dans toutes les disciplines, le documentaire Whistleblowers (« lanceurs d’alerte » en français) montre sous un nouveau jour la complexité du rôle d’arbitre dans le rugby de très haut niveau.
Ce film documentaire suit le parcours des officiels de match avant et pendant la Coupe du monde de rugby 2023 et met en lumière l’ampleur des abus en ligne auxquels ils ont été confrontés. Avec des moments de communion ou la récompense du travail bien fait, tout en étant assombri par les polémiques et le chaos généré par les réseaux sociaux.
Whistleblowers donne aux téléspectateurs un éclairage sur les pressions et les émotions subies et ressenties par les meilleurs arbitres du monde au moment de gérer les rencontres pendant la Coupe du monde 2023. Émouvant parfois, et éprouvant souvent, le documentaire suit les personnalités qui se cachent derrière le sifflet, qui s’efforcent de prendre des décisions précises et cohérentes dans un sport complexe.
« Le métier le plus difficile dans le sport »
« Nous sommes la personne la plus détestée du stade », appuie Wayne Barnes, l’arbitre britannique qui a tiré sa révérence après la finale de Coupe du monde entre la Nouvelle-Zélande et l’Afrique du Sud. Évalués mentalement, physiquement et techniquement mis à l’épreuve, les arbitres vivent en traînant comme un boulet, les remises en question quasi perpétuelles. Car les places sont chères pour avoir la chance d’être au sifflet d’une rencontre des phases finales d’un Mondial.
Prendre des décisions en une fraction de seconde dans un sport aux règles compliquées et que le public ne maîtrise pas forcément est un véritable dilemme. Faudrait-il siffler toutes les fautes pour respecter scrupuleusement les règles au détriment de la beauté du jeu ?
Luke Pearce, un autre arbitre britannique soulevait ce problème après avoir jugé une de ses performances décevante. « Il y a des règles, mais nous les interprétons tout le match. Si on devait arbitrer selon le livre des règles, il n’y aurait aucun rugby d’attaque. Être un bon arbitre, c’est savoir quand intervenir et quand ne pas intervenir » décrivait-il au cours du tournoi, où il s’est déplacé dans les nombreux stades de France.
« C’est difficile pour les enfants d’encaisser les coups reçus par papa. »
Le documentaire sensibilise nettement sur les dérives des spectateurs envers les arbitres, avec notamment l’essor des réseaux sociaux. Dès qu’une décision ne plaît pas, une polémique naît et la cible est toute désignée : l’arbitre. « Je peux encaisser les coups, mais c’est difficile pour les enfants d’encaisser les coups reçus par papa », témoigne l’arbitre australien Nic Berry.
Les réseaux sociaux, un fléau
Ben O’Keeffe, lourdement critiqué après France-Afrique du Sud, poursuit : « Les retombées les plus incroyables que je n’ai jamais vues après un match. Ça me restera pour le restant de ma carrière. Je dois juste l’accepter. Mais être détesté par une nation entière n’est vraiment pas agréable. »
Reconduit pour la demi-finale opposant l’Angleterre et l’Afrique du Sud, l’arbitre néo-zélandais a subi un acharnement après l’élimination du XV de France, au tour précédent. « Je ne suis jamais heureux de donner une décision qui fait gagner ou perdre une équipe. Je ne vous demande pas de me plaindre car j’ai fait des erreurs », concède Ben O’Keeffe dans une séquence où il semble être rempli de remords tout en tentant de rebondir.
Après avoir reçu des vagues de menaces sur les réseaux sociaux, il confie même « être effrayé de se déplacer ou d’être vu en public en dehors d’un stade ». World Rugby a repartagé le documentaire contenu en précisant dans un communiqué que « le monde du rugby se mobilise contre les actes de cyberharcèlement envers les joueurs et les arbitres » en ajoutant que « plus de 900 comptes ont été surveillés pendant le tournoi, plus de 1 600 comptes abusifs ont été signalés aux plateformes, entraînant la suppression des contenus et des poursuites judiciaires pour les cas les plus graves ».
Le documentaire confirme la difficulté d’arbitrer une rencontre : les innombrables règles, le rythme effréné donnant des situations à juger en un quart de seconde, les supporters mécontents qui transforment leur déception en haine contre celui qu’ils croient être le véritable fautif. « Quand une nation perd, les supporters cherchent immédiatement un bouc émissaire pour avoir des excuses et se justifier. La majorité du temps, la cible prioritaire est endossée par les arbitres car c’est l’excuse la plus simple et universelle », explique l’expérimenté Wayne Barnes, le recordman de matchs internationaux arbitrés (111) avant de raccrocher le sifflet.
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