Mathieu Raynal, tout juste retraité, au cœur de la révolution de l’arbitrage français

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Mathieu Raynal et Romain Poite sont désormais les deux personnages forts de l’arbitrage français. Ils sont à la tête de cette nouvelle cellule technique de la haute performance de l’arbitrage français. Outre les nominations des arbitres pour les matchs de Top 14 et de Pro D2, ils ont mis en place un projet pour améliorer la qualité de l’arbitrage français. Comme le communiquaient conjointement la FFR et la LNR en juin dernier, « cette cellule doit permettre une structuration de l’encadrement des arbitres, un accompagnement financier des arbitres, un renforcement des échanges avec les clubs et la mise en place d’une gouvernance partagée FFR/LNR pour évaluer et anticiper les nouveaux projets. »

A peine sa riche carrière terminée, l’arbitre catalan Mathieu Raynal a donc construit ce projet avec Romain Poite, autre ancien arbitre international. Pour Mathieu Raynal, le but est bien d’améliorer la qualité de l’arbitrage français, à tous les étages : « C’est ce qu’on va s’attacher à faire. Quand on a été sollicités, en fin d’année dernière et qu’on a répondu favorablement, on a constitué notre équipe pour composer cette cellule technique. Pendant cinq mois, on a travaillé sur le projet en s’appuyant sur notre expérience, sur ce qui nous a manqué quand on était arbitres. On s’appuie aussi sur les expériences de Max Chalon et Romain Poite qui ont passé plus de deux ans dans des staffs, ils ont aussi une vision proche des clubs et sur mon expérience, en ayant terminé à World Rugby, j’étais au fait de ce qui se faisait. On a donc eu la chance d’avoir cette complémentarité entre nous, ça nous a permis d’avoir un projet assez étoffé sur la structuration de l’arbitrage en France.« 

« Discuter avec les entraîneurs est essentiel »

En ce qui concerne la partie de l’arbitrage professionnel, cette cellule veut travailler en étroite collaboration avec les clubs, et notamment les entraîneurs : « On les a invités au stage de rentrée des arbitres : 26 clubs sur 30 étaient représentés. On leur a dit qu’on avait 80 % de certitude sur ce qu’on faisait, sur la manière dont on arbitrait et qu’on avait 20 % qu’on souhaitait discuter avec eux et trouver un consensus. Il y a eu beaucoup d’énergie positive. Discuter avec eux, pour nous, c’est essentiel. Cette co-construction du projet de l’arbitrage dans laquelle on invite les entraîneurs est, pour nous, primordiale et on continuera de le faire à l’avenir.« 

Après avoir arbitré à tous les niveaux de compétitions et jusqu’aux plus grands matchs internationaux, Mathieu Raynal connaît la pression, que ce soit celles des médias, des clubs, des staffs internationaux ou du public. Il est bien conscient que ces nouvelles fonctions vont de nouveau continuer à l’exposer : « Il y a plus de 400 matches à gérer en secteur professionnel. On se doute bien que les arbitres ne passeront pas au travers des gouttes. On ne peut pas sortir indemne de l’arbitrage de 450 matchs en division professionnelle. Il y aura forcément des contre performances et donc des polémiques et des frustrations. Ça, on le sait. Mais, comme on a dit aux entraîneurs : ‘ »Est ce qu’ils acceptent la contre performance de leurs joueurs ? » Oui, alors on accepte aussi la contre performance de nos arbitres, même si on travaille pour qu’ils soient les meilleurs possibles. »

Les arbitres désignés sur des blocs de quatre matchs

Et, dans ce but, une première décision concernant l’arbitrage des matchs de Top 14 et PRO D2 a déjà été prise : « Avec Romain (Poite), on a décidé, et l’ensemble de la cellule, de désigner nos arbitres sur des blocs de quatre matchs et de ne pas les changer peu importe ce qui se passe. C’est à dire que si un arbitre est contre performant au premier match du bloc, s’il en a trois autres derrière, il les fera quand même. On ne va pas l’écarter du groupe sur une contre performance. Donc pour nous, c’est essentiel, comme les entraîneurs le font, on accepte ça. On sait qu’il y aura des contre performances et puis on est bien évidemment prêt à les gérer. »

La cellule se consacre aussi à l’arbitrage du rugby féminin et du rugby à 7. Mathieu Raynal se consacre désormais pleinement à ce projet, tout juste après avoir ranger son sifflet. Il a arbitré son dernier match international en juillet au Chili (contre l’Ecosse). Ce projet si capital et moderne pour l’arbitrage français lui a permis de vite passer à autre chose : « Je ne cache pas que, comme toutes les fins, c’est compliqué de se dire qu’on arrête quelque chose qu’on a aimé profondément et qu’on a fait avec passion pendant tant d’années. C’est difficile mais j’ai eu la chance de basculer tout de suite sur un nouveau projet avec des personnes que je connais très bien, avec qui j’ai l’habitude de travailler et le projet est passionnant. J’ai basculé sans m’en rendre compte sur autre chose et je ne reviendrais pas en arrière. Je suis très heureux de ce qu’on fait. »

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