
Sélectionnée ce jeudi dans le panel qui officiera lors de la Coupe du monde 2025, la seule arbitre professionnelle de France revient sur cette désignation et ce qu’elle lui évoque pour l’avenir.
« Cette sélection pour la Coupe du monde 2025 n’a pas vraiment été une surprise, on m’avait déjà appelé vendredi dernier pour m’en prévenir officieusement. Par contre, on m’avait demandé de garder le secret jusqu’à ce jeudi, pour l’annonce officielle aux médias. Seuls mes proches étaient au courant jusque-là. Pour être honnête, j’étais plutôt confiante, cela me semblait en tout cas être dans la continuité des signaux positifs qu’on m’avait renvoyés ces derniers mois. Mais ce n’est vraiment que lorsque les choses sont officielles qu’on peut se permettre de se projeter. À ce titre, si les équipes ont des objectifs sportifs à atteindre, on en a aussi en tant qu’arbitre. Il s’agira de ma deuxième Coupe du monde et la dernière fois, je n’avais accédé aux phases finales qu’en tant qu’arbitre assistante. Logiquement, mon but sera de toucher du doigt les phases finales en tant qu’arbitre centrale. À court terme, je suis focalisée là-dessus. Et si j’y parviens, comme je ne me sens pas du tout prête à arrêter, il faudra que je me lance de nouveaux défis… Tout le monde a vu cette semaine, lors des désignations pour les finales de Coupe d’Europe, que c’est Hollie Davidson qui va arbitrer celle du Challenge. Forcément, ça fait un peu rêver, je lui ai d’ailleurs envoyé un message en lui disant qu’elle envoyait un signal fort à toutes celles qui sont déjà arbitres ou qui aimeraient l’être. Elle prouve qu’il y a des portes qui peuvent s’ouvrir. Pour y arriver, je sais qu’il faut que je travaille encore beaucoup sur l’aspect physique, où je n’arrive pas à être encore l’égal d’un garçon. Je sais qu’en Top 14, le gap à franchir est celui de la vitesse du jeu. Il y a aussi plein d’autres choses sur lesquelles je peux progresser, je manque aujourd’hui encore peut-être un peu d’assurance et de leadership. Il faut que j’arrête de me trouver des excuses parce que je suis une femme, et que je montre que j’ai la même place que les garçons. Quand j’aurai franchi ce cap, on verra bien ce qui pourra arriver… C’est pour cela que ça prend peut-être un peu plus de temps pour nous, les femmes. J’avais d’ailleurs échangé à ce sujet avec Hollie : souvent, ça n’est pas toujours simple de s’intégrer dans un milieu où il y a essentiellement des garçons. Parfois, il peut y avoir de la jalousie qui s’installe, en disant : « Elle a ça parce que c’est une femme et pas parce que c’est la meilleure ». On est tout le temps obligé de prouver, de montrer deux fois plus que les autres. Aujourd’hui, il n’y a que 185 arbitres féminines en France, dont moins de trente au niveau national, parce que ça n’est pas encore une vocation pour les filles et précisément, j’interviens pour essayer justement de trouver des solutions à ça. Aujourd’hui, quand on cesse de jouer en tant que femme, c’est souvent pour fonder une famille et pas forcément pour se lancer dans une autre mission dans le cadre du rugby. On a encore beaucoup de chemin à faire pour créer des vocations. J’espère modestement servir à ça : montrer qu’en tant que fille, on peut arriver à arbitrer au niveau professionnel et vivre de sa passion. J’espère vraiment que l’on va franchir un cap dans les saisons à venir. »
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