Top 14 – « Le rugby, la fête et le marigot » : l’édito du lundi consacré aux débordements dans les tribunes

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Les matchs se passent depuis un mois et rien ne change sur le terrain et la production collective pour l’Usap (comme Montauban d’ailleurs, mais c’est moins surprenant), enlisé au classement et déjà en crise sportive sans la moindre victoire au compteur. Ce zéro pointé a de quoi inquiéter mais, pour être franc, ce n’est pas ce que nous retiendrons du début de saison des Catalans. Ou pas seulement.

Car c’est hors du terrain et pour des raisons extra-sportives que l’Usap a encore défrayé la chronique l’autre semaine, au gré des débordements d’une partie de son public (jets de bière et de gobelets sur les joueurs et les arbitres, intrusion d’un spectateur sur l’aire de jeu…) qui lui ont valu une suspension de terrain.

Oui, encore. Car si le club perpignanais n’est pas le seul à déborder, il campe hélas une sorte de référence en la matière. Et tout cela dépasse largement le « folklore » qui plaisait quand il s’agissait d’accueillir l’adversaire sous la bronca ou les arbitres sous les sifflets. La passion a basculé dans la bêtise, l’insulte et parfois la violence entre supporters comme ce fut le cas en fin de saison dernière entre Grenoble et Perpignan.

Cela n’a rien d’anecdotique. Parce que cela renvoie directement à l’ambiance du football. Et parce qu’il ne faudrait pas qu’un père de famille, plus franchement à l’aise dans notre communauté devenue chauvine et ne sachant plus partager, hésite demain à emmener son fils au stade.

Soyons clairs : il ne s’agit pas de pointer du doigt une ville, un club ou une tribune en particulier. La grande majorité des supporters incarne encore la rivalité saine, la ferveur joyeuse, bref l’esprit de fête. Mais il suffit d’une poignée d’abrutis pour que tout se dégrade et que l’on perde le sens des priorités. Alors, méfiance. Et surtout, ne laissons pas faire. D’abord, ne pas minimiser et laisser croire que le rugby est immunisé contre des dérives que d’autres sports connaissent depuis longtemps. Il doit même réagir plus vite, car sa différence repose précisément sur sa capacité à cultiver son esprit. Ensuite, ne jamais trembler au moment de sanctionner, et cela appartient autant à la Ligue et la Fédé qu’aux clubs. Enfin, prendre le temps de transmettre ce savoir-être qui fait notre identité.

Au vrai, si le rugby n’a jamais été un sport comme les autres – ni meilleur, ni pire mais juste différent- c’est parce qu’il a su dépasser le seul cadre sportif pour s’ancrer dans nos vies. Il s’est ainsi construit autour d’une culture de respect et de convivialité qui sont nos trésors, et que beaucoup nous envient. Ce goût pour le partage est même devenu un accélérateur de business pour les clubs pros qui ont enrichi leur « offre supporter » avec une « expérience stade » dépassant désormais allègrement les matchs en eux-mêmes.

Quand l’essentiel devient accessoire le risque est immense de voir la « bête », nourrie de l’intérieur, devenir incontrôlable ; en d’autres mots, que le rugby devienne un prétexte au défoulement, un marigot comme exutoire du quotidien.

Le piège serait d’oublier le sens des priorités, que l’on finisse par accepter l’inacceptable. Nous ne sommes pas plus forts que les autres, juste différents. Assumons-le.

Ce post a été choisi par toute l’équipe unar.fr en ligne parce que ce dernier figurait dans les interfaces d’un blog consacré au thème « Arbitres de Rugby ». unar.fr est une plateforme d’information qui compile de multiples journaux publiés sur le net dont la thématique principale est « Arbitres de Rugby ». Ce post est rendu de la façon la plus complète qui soit. Si vous souhaitez apporter quelques explications concernant le sujet « Arbitres de Rugby », vous êtes libre de discuter avec notre rédaction. Sous peu, on lancera d’autres renseignements pertinents autour du sujet « Arbitres de Rugby ». Cela dit, visitez de façon régulière notre site.