Le rugby pourrait vivre une révolution avec la mise en œuvre du plaquage bas chez les professionnels. Déjà effectif jusqu’en Fédérale 2, il sera testé par World Rugby lors du championnat du monde U20. Mesure efficace ? Le débat est ouvert dans 100%UBB.
Actuellement du Top14 à la Fédérale 1 inclue, un joueur peut-être plaqué jusqu’aux épaules. A partir de la Fédérale 2 et pour les divisions en dessous, le plaquage doit se faire, pour schématiser, au niveau du nombril. C’est ce que World Rugby va tester lors du championnat du monde U20 en 2026.« Cette règle est faite pour protéger les joueurs », rappelle Stéphane Pomarède, ancien arbitre de Top 14 et aujourd’hui coach d’arbitres. « Mais il faudra que tout le monde s’adapte : arbitres, staffs, joueurs. Comme à chaque évolution, il y aura une zone d’adaptation. » Les chiffres sont éloquents : selon des études relayées par Midi Olympique, la baisse du plaquage en Fédérale 2 aurait permis de réduire de 40 % les traumatismes crâniens et de 55 % l’accidentologie par rapport à la Fédérale 1. « C’est une excellente idée », confirme le docteur Francis Merle, membre de l’Observatoire des commotions cérébrales à la FFR et à la LNR. « Mais il ne faut pas se focaliser uniquement sur le plaqueur. La posture du porteur de balle est essentielle. S’il se baisse trop ou monte les genoux, le risque de choc reste élevé. »
Sur le terrain, la mise en œuvre n’est pas simple. Arthur Chollon, entraîneur de Mérignac en Fédérale 2, en témoigne : « Face à des gabarits imposants, plaquer bas sans aide est compliqué. Et si la règle est appliquée de manière stricte, les matchs peuvent devenir hachés avec beaucoup de pénalités. » L’entraîneur pointe aussi un manque de cohérence : « Il y a des disparités d’un week-end à l’autre selon les arbitres. Ça crée de la frustration chez les joueurs. » Pour Stéphane Pomarède, la pédagogie sera clé : « Chez les jeunes, cette règle peut favoriser la continuité du jeu. Mais il faudra former les arbitres et harmoniser les consignes. » La sécurité reste la priorité : « Les consignes sont claires : sécurité avant continuité », insiste-t-il. Mais cette règle pourrait aussi changer la physionomie du jeu. « Plaquer bas libère la continuité et favorise le jeu debout », observe Stéphan Pomarède. Arthur Chollon nuance : « Oui, il y a plus de jeu après contact, mais aussi beaucoup de pénales-touches et de mauls. On peut finir avec 30 pénalités par match. »
Sur le terrain, la mise en œuvre n’est pas simple. Arthur Chollon, entraîneur de Mérignac en Fédérale 2, en témoigne : « Face à des gabarits imposants, plaquer bas sans aide est compliqué. Et si la règle est appliquée de manière stricte, les matchs peuvent devenir hachés avec beaucoup de pénalités. » L’entraîneur pointe aussi un manque de cohérence : « Il y a des disparités d’un week-end à l’autre selon les arbitres. Ça crée de la frustration chez les joueurs. » Pour Stéphane Pomarède, la pédagogie sera clé : « Chez les jeunes, cette règle peut favoriser la continuité du jeu. Mais il faudra former les arbitres et harmoniser les consignes. » La sécurité reste la priorité : « Les consignes sont claires : sécurité avant continuité », insiste-t-il. Mais cette règle pourrait aussi changer la physionomie du jeu. « Plaquer bas libère la continuité et favorise le jeu debout », observe Stéphan Pomarède. Arthur Chollon nuance : « Oui, il y a plus de jeu après contact, mais aussi beaucoup de pénales-touches et de mauls. On peut finir avec 30 pénalités par match. »
Pour Francis Merle, la vigilance reste de mise : « Le rugby est un sport de collision. On ne supprimera jamais le risque, mais on peut le réduire. Cela passera par l’éducation des jeunes et un travail en amont dans les staffs. » Une révolution qui, pour réussir, devra conjuguer science, arbitrage et pédagogie. Et peut-être redonner au rugby son essence : un sport d’évitement avant d’être un sport de défi.

