Plaquage bas dans le rugby amateur : « La priorité n°1, c’est la sécurité du joueur »

, Plaquage bas dans le rugby amateur : « La priorité n°1, c’est la sécurité du joueur »

World Rugby a officialisé ce lundi 15 décembre l’élargissement de la règle sur l’abaissement de la zone de plaquage sous le sternum pour l’ensemble des joueurs amateurs de la planète, à compter du 1er juillet 2026. 

La FFR est précurseur dans le domaine et les joueurs qui évoluent en Fédérale 2 et en-dessous n’ont plus le droit de plaquer au-dessus des hanches. Des dispositions admises par tous mais qui posent encore quelques problèmes dans l’application, ainsi qu’en témoignaient certains acteurs du rugby amateur pour Actu Rugby la semaine dernière. Cédric Marchat, responsable des arbitres amateurs français, fait le point. 

Actu : Pouvez-vous nous rappeler ce que prévoit la règle ?

Cédric Marchat : C’est une règle appliquée uniquement sur le secteur fédéral, amateur, à partir de la Fédérale 2 et en-dessous. Elle est bien ancrée maintenant. Elle a été adoptée, autant par les joueurs que par l’ensemble des staffs. C’est quelque chose qui est rentré aujourd’hui, on va dire, « dans la bonne pratique ».

Après avoir échangé avec des acteurs du monde amateur, il ressortait des difficultés d’adaptation par rapport à l’application différente d’un arbitre à l’autre. Quelles sont les consignes qu’ils reçoivent ?

C.M. : Les consignes sont claires, c’est « application stricte de la règle ». Pourquoi ? Parce que la priorité n°1, avant toute chose et peu importe l’enjeu des matchs, c’est la sécurité du joueur. Des rappels sont effectués. Les arbitres qui officient dans ces catégories sont réunis 2 fois par an lors de stages, en début de saison et en milieu de saison. Le prochain aura lieu début janvier. Ils reçoivent obligatoirement un rappel sur la sécurité et la règle du plaquage.

Pendant ces stages, les arbitres vous partagent-ils ces difficultés d’adaptation ?

C.M. : Oui et non. Disons que c’est de la prise de décision à l’instant T. Ils n’ont pas les outils pour aller vérifier si le plaquage est légal. Il n’y a pas de vidéo et 80% du temps, l’arbitre est seul sur le terrain…

« C’est un geste qu’il faut s’approprier. Je reconnais que pour les joueurs comme pour les staffs, ça demande aussi de l’adaptation. Comme pour les arbitraires, finalement. On est tous dans la même aventure. C’est un problème d’habitude, en fait. Et vous savez, c’est comme pour tout : dès lors qu’on change une règle, il faut toujours un temps d’adaptation comme je le disais ».

Cédric Marchat Responsable de l’arbitrage amateur à la FFR

Comment sont-ils accompagnés à prendre les meilleures décisions ?

C.M. : Ils sont accompagnés tout au long de la saison. Avec 2 stages, comme je l’ai dit. Ils ont des réunions dans leur secteur tous les mois. Généralement, ça se fait dans les départements. Et là aussi, ces thématiques sont abordées régulièrement. Il y a une formation continue. Ce n’est pas juste 2 stages par an et on les laisse pas après dans la nature. Ils sont suivis. Il y a aussi une partie accompagnement, où ils sont coachés. Chaque arbitre a un coach, qui est un ancien arbitre généralement. Ensuite, on a des évaluateurs, c’est-à-dire qu’on a des superviseurs qui viennent les évaluer. Ces critères sont aussi pris en considération. Et s’il y a un manquement, évidemment, ça nous est signalé et on rectifie l’arrière auprès de l’officiel.

Quels sont les ressentis des arbitres quant à l’application de cette règle ?

C.M. : Cela a été un peu difficile au début, parce que, comme pour tout, il faut toujours un petit temps d’adaptation. Mais aujourd’hui, globalement, on peut être satisfait de l’application de cette règle car les consignes sont respectées. Et je crois que même vis-à-vis des joueurs, des staffs, tout le monde a pris à bras-le-corps ce problème de sécurité dans la pratique. Globalement, on est assez contents du comportement de l’ensemble des acteurs.

« Il y a une prise de conscience, vraiment, même des joueurs. D’ailleurs, il y a un nombre conséquent de pénalités sur ces plaquages hauts mais il faut souligner qu’il n’y a pas de contestation derrière. Ça montre que tout le monde a pris conscience qu’il fallait qu’on sécurise notre jeu. Et puis les statistiques ont quand même montré qu’il y avait beaucoup moins de blessures que par le passé ».

Cédric Marchat Responsable de l’arbitrage amateur à la FFR

La règle va également s’appliquer pour le prochain championnat du monde U20. Cela va demander beaucoup d’adaptation aux joueurs là aussi, qui sont habitués à plaquer haut.

C.M. : Encore une fois, on s’adaptera. En tout cas, c’est l’aboutissement d’un gros travail de la FFR et une belle victoire française. Ce changement dans le sens du jeu, du rugby et encore une fois de la sécurisation de la pratique.

C’est indispensable, selon vous ?

C.M. : Oui, c’est indispensable. Il le faut.

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