
Rien n’est acté et tout reste encore à l’état de réflexion mais une mise à plat d’une certain nombre règles de jeu du rugby à XV sont envisagées, notamment via les fédérations d’Australie et de Nouvelle-Zélande. Des réformes qui seront débattues cette semaine à Londres, à l’occasion du Shape of the game, forum mondial annuel d’échange sur l’avenir du rugby.
« Des évolutions de règles sont envisagées, qui entraîneraient de notre point de vue une standardisation accrue du jeu ou qui ne placent pas la sécurité des joueurs comme priorité absolue », s’agace Florian Grill, le président de la Fédération française de rugby (FFR), à l’aube de cette forum.
S’alarmant que ces réformes finissent par rapprocher le rugby à XV de son cousin du XIII, le président de la FFR a bien l’intention de peser dans la mêlée des débats.
Le rugby français, aligné sur ce front avec les autres fédérations des Six nations ou encore les Sud-Africains, a dans son collimateur des réformes poussées par les fédérations néo-zélandaise et australienne – « sous prétexte d’audience », assure Florian Grill.
Défendre l’ADN du rugby à XV
« Dans le rugby à XV, il y a de la place pour tous les profils physiques, avec ces phases de combat, la mêlée notamment, qui nécessitent d’avoir ces profils atypiques », insiste le patron de la FFR. « C’est un peu l’ADN du XV. »
« Les Australiens et les Néo-Zélandais essayent d’attaquer toutes les phases de jeu un peu chronophages, les mêlées, les mauls, les touches », peste quant à lui Mathieu Raynal, manager du secteur professionnel des arbitres de Top 14 et Pro D2.
« Pour augmenter le temps de jeu effectif, ils voudraient par exemple remplacer les mêlées par des bras cassés, et des voix s’élèvent pour demander l’autorisation d’écrouler les mauls », ces ballons portés souvent consécutifs aux touches, comme les maîtrisent parfaitement les championnes du monde anglaises des Red Roses, poursuit l’ancien arbitre international.
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Pour le carton rouge définitif
« Or nous on pense que ces actions font partie de la charte du rugby, vieille de 200 ans, ce sont des symboles forts de notre sport, au même titre que la tour Eiffel pour Paris », insiste Mathieu Raynal. « Ça permet à tout le monde de participer à notre sport, les gros, les grands, les petits, les rapides, les moins rapides. »
Autre évolution envisagée dans le viseur des acteurs du rugby français, la quasi-disparition du carton rouge, qui serait réservé aux morsures, coups de poing et coups de pied – des gestes qui ont pratiquement disparu, au profit du carton rouge de 20 minutes.
« Résultat, on pourrait avoir le cas, au bout de cinq minutes de jeu, d’une charge à l’épaule directement au visage du meilleur joueur de l’autre équipe, qui sortirait sur enfoncement du plancher orbital. Et 20 minutes après, l’équipe en cause reviendrait à 15 joueurs contre 15. Ce n’est pas normal », s’insurge l’ancien arbitre.
On va défendre l’idée que le carton rouge définitif est absolument nécessaire dans notre sport
Au delà de ces deux points, le rugby français entend également défendre l’équité dans la lutte pour le ballon, alors que la tendance actuelle de World Rugby, la fédération internationale, pencherait pour « donner beaucoup de chances à l’attaque et beaucoup moins à la défense, ce qui est inacceptable. Nous on souhaite qu’il y ait du contest partout sur le terrain », continue Mathieu Raynal.
« Nous ne sommes pas conservateurs ! » selon Castaignède
« Nous ne sommes pas conservateurs, nous avons seulement la volonté de garder ce qui fait l’essence de notre jeu, les valeurs de combat », plaide Thomas Castaignède, ex-joueur du XV de France (54 sélections), vice-président chargé de l’international et de l’arbitrage à la FFR.
« On se sent légitimes pour parler, proposer et peser, en tout cas être entendus dans les réflexions du rugby mondial », tonne de son côté Yann Roubert, président de la Ligue nationale de rugby (LNR), mettant en avant les chiffres d’audience et de fréquentation du rugby en France. Et notamment ces 4,3 millions de personnes qui viennent voir du Top 14 ou de la Pro D2 sur une saison, contre environ 2 millions pour le Super Rugby dans l’hémisphère sud.
« On vient à Londres pour promouvoir un modèle de rugby qui fonctionne, sans donner de leçons à personne », conclut le président de la LNR.
avec AFP
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