Commotions cérébrales dans le rugby : « J’avais des migraines, du mal à me concentrer » témoigne un joueur de Mérignac

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Une journaliste bordelaise sort un documentaire sur les commotions cérébrales dans le rugby amateur, sur le site de l’Équipe qui s’intitule « Coup sur coup ». À cette occasion, ICI Gironde a recueilli le témoignage d’un joueur de Mérignac qui a fait une commotion cérébrale lors d’un match.

Comment le rugby amateur s’est emparé du sujet des commotions cérébrales ? C’est la question que pose un . Il s’intitule « Coup pour Coup », réalisé par Lucie Ducos-Taulou, journaliste et ancienne joueuse des Lionnes du Stade Bordelais.Plus de 360.000 personnes sont licenciées en France, dont 16.000 en Gironde, et autant de personnes concernées de près ou de loin par les commotions cérébrales.ICI Gironde a rencontré Jules Dazey, troisième ligne de l’AS Mérignac Rugby, qui a fait une commotion cérébrale la saison dernière, lors d’un plaquage en plein match entre Mérignac et Aramits. « J’ai présenté la tête du mauvais côté et j’ai pris le genou du joueur dans la tempe. Je me suis éteint pendant une quinzaine de jours et le carton bleu a été posé« , raconte-t-il.

Le carton bleu est sorti par les arbitres quand ils détectent une commotion cérébrale chez un joueur. Cela fait neuf saisons qu’il existe en amateur. À la suite de cela, le joueur touché voit sa licence suspendue pendant 21 jours, le temps de se remettre et de faire des tests.« On pense pouvoir rejouer, mais finalement on se rend compte qu’il y a quelques séquelles qu’il faut régler. Le lendemain d’un match de rugby, on a mal à la tête, mais là plus que d’habitude. La lumière est agressive, j’avais du mal à me concentrer. J’avais aussi des migraines qui venaient, donc c’est assez handicapant dans le travail« , explique celui qui a été écarté des terrains pendant quatre mois.Jules Dazey est aussi chef de culture sur une propriété au nord du Bordelais. À 34 ans, la question de la retraite s’est posée : « Ça met le doute, car ça impacte le pro et le perso. Quand tu passes l’hiver à l’abri, tu te poses la question. Mais je rejoue, donc vous avez la réponse !«