On est bien loin du Top 14. On peut être à Bordeaux ou dans la campagne lot-et-garonnaise. Sur un terrain aux lignes plus ou moins droites, à l’herbe plus ou moins haute (et présente). En tribunes ou le long de la main courante. Lors d’un match de cadets ou de Régionale 1. Un point commun à ces dizaines de rencontres chaque week-end : il n’y a pas de médecin, encore moins indépendant.
Repères visibles…
On est bien loin du Top 14. On peut être à Bordeaux ou dans la campagne lot-et-garonnaise. Sur un terrain aux lignes plus ou moins droites, à l’herbe plus ou moins haute (et présente). En tribunes ou le long de la main courante. Lors d’un match de cadets ou de Régionale 1. Un point commun à ces dizaines de rencontres chaque week-end : il n’y a pas de médecin, encore moins indépendant.
Repères visibles
Pour autant, il y a des chocs à la tête. Alors la sécurité des joueurs incombe aux arbitres. Qui sont seuls, sans assistant, sans vidéo. En début de saison, les officiels de Nouvelle-Aquitaine ont été particulièrement sensibilisés. « On leur a montré des vidéos de situations de commotion, avec des images relativement fortes », raconte Daniel Gillet, directeur de l’arbitrage à la ligue régionale (DAL). L’an dernier, c’est Thomas Charabas, médecin urgentiste et arbitre de Top 14, qui avait fait passer le message à ses collègues.
À cette rare exception près, les hommes au sifflet ne sont pas médecins. Ils ne font donc pas passer les protocoles commotion. Les soigneurs, bénévoles, ne sont pas tous fiables. Mais il leur est demandé « un principe de précaution. La consigne est qu’il vaut mieux sortir un joueur pour rien que le laisser sur le terrain pour quelque chose », reprend le Périgordin. Quelques repères facilement visibles ont été donnés : un joueur qui reste au sol, en particulier avec le bras levé, celui qui titube en se relevant, qui part se replacer dans le camp adverse…
Le K.-O., longtemps banalisé au nom d’un certain folklore, est pris au sérieux par tous. « J’ai vu pas mal de matches de tous les niveaux cette année. Je n’ai pas eu de retours négatifs d’un banc quand un joueur sortait pour commotion. Tout le monde a bien pris la mesure des effets des commotions. Maintenant, cette croisade vertueuse ne peut pas être menée que par nous. » En substance, le DAL aimerait que les joueurs acceptent de verbaliser leur malaise et sortent du terrain d’eux-mêmes.
Carton bleu
En attendant, le carton bleu, montré par l’arbitre au joueur suspecté de commotion, a une utilité, même s’il entraîne un arrêt obligatoire de trois semaines. « Si vous avez le moindre doute, vous le sortez, et on vous soutiendra », est martelé aux hommes en noir néo-aquitains. Et, à l’inverse, « si on a des images qui montrent qu’ils ont laissé passer des choses comme ça, on attrape les arbitres par le col », promet Gillet.

archives Jean-Jacques Saubi
Autre constat réalisé par l’arbitre de la finale Toulouse – Bourgoin de 1997 : il y a une approche plus concernée, y compris en Régionale 3. « À tous les niveaux, la plupart des soigneurs ont des gants, les commotions sont prises au sérieux. J’ai connu les balbutiements du professionnalisme [NDLR : Daniel Gillet a raccroché le sifflet en 2005], le mec arrivait avec un seau d’eau, une éponge, le sang du gars d’avant. On ne se posait pas de questions. Et je ne dis pas que c’était bien. »
La tête est une zone de contact « sacralisée » : « On préfère être impopulaire qu’avoir des gars en fauteuil roulant à 40 ans. »
Ce post a été choisi par toute l’équipe unar.fr en ligne parce que ce dernier figurait dans les interfaces d’un blog consacré au thème « Arbitres de Rugby ». unar.fr est une plateforme d’information qui compile de multiples journaux publiés sur le net dont la thématique principale est « Arbitres de Rugby ». Ce post est rendu de la façon la plus complète qui soit. Si vous souhaitez apporter quelques explications concernant le sujet « Arbitres de Rugby », vous êtes libre de discuter avec notre rédaction. Sous peu, on lancera d’autres renseignements pertinents autour du sujet « Arbitres de Rugby ». Cela dit, visitez de façon régulière notre site.
