Étoiles du rugby féminin 2025 : « Quand j’ai commencé le rugby, il y avait zéro prix pour les femmes ! », se souvient Lénaïg Corson, marraine de la deuxième édition

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Comment avez-vous pris cette proposition d’être marraine de cette deuxième édition des Étoiles du rugby féminin ?

J’ai été super contente ! J’étais déjà présente pour la première édition où j’avais remis un prix. Je trouvais que c’était quelque chose d’assez innovant puisque jusque-là, il n’y a jamais eu d’événement pour les femmes dans le rugby. Je m’étais dit : « waouh, une soirée dédiée aux filles du rugby pour leur remettre des prix, c’est dingue ! ».

Vous en auriez rêvé en tant que joueuse… ?

Quand j’ai commencé le rugby, il y avait zéro prix pour les femmes ! Par exemple, je crois que c’est en 2014 que World Rugby a commencé à faire son équipe type de la Coupe du monde. On n’a jamais valorisé les joueuses plus que ça alors si on m’avait dit, dix ans plus tard, que je serais marraine d’une soirée du rugby féminin, j’y aurais jamais cru.

Vous avez arrêté le rugby mais faites toujours partie des personnalités qui comptent dans le sport féminin, notamment avec votre RugbyGirl Académie…

Je suis toujours sur le terrain, donc en première ligne pour connaître les difficultés que rencontrent les joueuses de rugby. Au niveau de l’académie, il n’y a pas que les stages. On nous appelle aussi pour de la promotion dans les ligues, les clubs. Et au-delà de rendre visible ce rugby féminin, on intervient sur du management, de la formation d’entraîneurs et sur la technicité sur le terrain. Avant, le rugby féminin tout le monde s’en foutait, ce n’est plus le cas. Le but est donc d’aider toutes ces filles à être épanouies et à oser. Même si je pense qu’aujourd’hui, on n’ose pas encore assez.

C’est-à-dire ?

Les filles n’osent pas assez être dirigeantes, arbitres, entraîneures… Il y a eu beaucoup de pionnières qui ont fait des choses incroyables et maintenant il faut mettre des choses en place pour que ça donne des idées à d’autres. J’essaye d’être moteur dans ce sens.

« Les filles n’osent pas encore assez être dirigeantes, arbitres, entraîneures »

Dans ce rugby féminin qui ne cesse d’évoluer, quel dernier changement trouves-tu le plus notable ?

En France, les choses ne sont pas encore assez structurées dans les clubs et auprès des joueuses. Donc quand la Fédération nous a annoncé un nouveau partenaire pour un naming avec Axa et que les clubs seront encouragés à respecter un cahier des charges pour être aidés financièrement, ce sont des actes forts. De toute façon, il faut de l’argent. On dit souvent qu’on ne veut pas faire les mêmes erreurs que chez les garçons, mais il ne faut pas trop se freiner non plus. La structuration des clubs et du championnat tout comme la médiatisation sont des leviers indéniables.

Un mot sur le manager des Lionnes du Stade Bordelais, François Ratier, qui va prendre les rênes du XV de France…

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