
« Je n’ai aucun souvenir d’une seule seconde d’un match de rugby que j’ai joué », déclarait, il y a quelques mois, le joueur de rugby Sébastien Chabal dans une interview accordée au média Legend.
Depuis maintenant une dizaine d’années, le sujet des commotions cérébrales est devenu central dans le monde du sport, que ce soit au niveau professionnel ou amateur. Les fédérations prennent de plus en plus de mesures pour protéger leurs pratiquants, et notamment les plus jeunes. Dans le rugby, des nouvelles réglementations pour de nouvelles protections ont été apportées et permettent désormais aux éducateurs, entraîneurs, joueurs et parents de joueurs d’être rassurés face à un possible choc violent à la tête que pourrait subir l’enfant. Le Journal des Sables les détaille.
Différence entre professionnel et amateur
« Par rapport aux professionnels, ce sont deux rugbys différents », introduit Ludovic Cassagne, responsable du pôle jeunes au Rugby Club Sablais.
« Il n’y a environ que 300 professionnels en France pour 200 000 amateurs, ce n’est pas le même rugby. »
Si le rugby professionnel est plus brutal, les règles au niveau amateur assouplissent les risques de blessure.
Mais sans pour autant les supprimer. C’est pour cette raison que la Fédération française de rugby (FFR) a créé, au niveau amateur, le carton bleu.
Le carton bleu
Le carton bleu a été créé pour la saison 2017-2018 au rugby. D’abord en phase de test dans les compétitions de Fédérale 1 et le top 8 féminin, il a été élargi à toutes les compétitions amateurs en 2019-2020.
Le carton est donné dès lors que l’arbitre ou un encadrant détecte « un ou plusieurs signes évidents de commotion cérébrale ou suspecte une commotion cérébrale », détaille la FFR. Ces « signes évidents » peuvent être « une perte de connaissance, une confusion, accompagnée de symptômes tels que des vomissements, des maux de tête ou des nausées ».
« Au moindre doute, on sort le carton bleu. On protège l’enfant », assure Ludovic Cassagne.
S’ensuit une procédure très stricte. Dès lors que le carton bleu est donné, le joueur doit sortir des terrains et sa licence est bloquée pendant 23 jours (dix pour les séniors) !
Aucun match, aucun entraînement n’est possible pour le jeune.
Et le carton bleu n’est pas réservé qu’aux arbitres. Un coach qui repère les « signes évidents » d’une commotion cérébrale peut de lui-même distribuer un carton bleu à son joueur.
« C’est un outil que je trouve génial », dévoile Ludovic Cassagne. Et il n’est pas utilisé qu’en match. Un encadrant peut distribuer un carton bleu lors des entraînements s’il en voit la nécessité.
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La procédure pour revenir
Dès la fin du match ou de l’entraînement où le carton a été distribué, les parents reçoivent un mail qui leur explique la procédure de déblocage de la licence.
Après le carton bleu, les jeunes doivent observer une période de repos de sept jours. Il peut ensuite reprendre le sport modérément et en faisant attention à ne pas avoir des symptômes qui reviennent.
Le jeune peut ensuite augmenter au fur et à mesure l’intensité des efforts avant de revenir à l’entraînement du club avec contact au bout de 23 jours.
Mais là encore, cette reprise après trois semaines se fait uniquement sur accord d’un médecin qui certifie qu’il n’y a aucun danger. Sans l’accord du médecin, pas de déblocage de licence.
Si dans l’année qui suit, le joueur subit une deuxième commotion cérébrale, alors la procédure sera exactement la même, mais durera cette fois 42 jours.
En cas de troisième commotion dans les 365 jours suivants la première, le jeune voit sa licence bloquée pendant 180 jours, soit six mois.
Des limites à ce système ?
« Ça protège l’enfant, les parents et le club. Je trouve ça super », se réjouit Ludovic Cassagne.
Au RCS, l’un des encadrants regrette que « les cartons soient parfois distribués trop facilement ».
« Vous voyez, ça, c’est un coach, ils sont un peu de mauvaise foi », en rigole Ludovic Cassagne.
« Non je trouve ça super. Mais l’autre jour on a un jeune qui a pris un coup, il est resté au sol et l’arbitre a donné immédiatement le carton bleu. On aurait peut-être pu attendre un petit peu de voir l’évolution de son état dans les 5-10 minutes. Mais je comprends aussi les arbitres et leur volonté de protéger le joueur », raconte le coach.
Malgré ce système mis en place, il reste relativement rare.
Sur la saison 2024-2025, chez les jeunes joueurs du RCS, seuls deux ont pris un carton bleu.
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