Florian Grill fait le point : Déficit, rugby à 7 et plan Marshall du rugby amateur

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Mercredi matin, à Boulogne-Billancourt, Florian Grill a fait le point sur ses douze derniers mois de présidence et dévoilé quelques grands projets fédéraux. On vous les présente…

C’est donc au club-house de Boulogne-Billancourt (Fédérale 2) que le patron fédéral Florian Grill a convié les médias, mercredi matin, afin de leur présenter le bilan de sa première année de présidence. « Symboliquement, disait-il en préambule, ce lieu est important : l’ACBB n’est pas un club champignon mettant toute son énergie sur l’équipe première ; il a une grosse école de rugby et de nombreux bénévoles. » Face à une vingtaine de journalistes et escorté par Jean-Marc Lhermet, le vice-président en charge du haut niveau, et Claude Hélias, le trésorier de l’instance, le leader fédéral a d’abord salué la montée en puissance du jeu à 7 sur le territoire : « A notre arrivée, il nous a fallu valider ou invalider la décision d’Antoine Dupont, lequel souhaitait participer aux Jeux Olympiques. On ne regrette pas notre choix parce qu’on voit aujourd’hui tout le bénéfice que ça apporte au rugby à 7 français, lequel connaît une médiatisation sans précédent. Tout ça a d’ailleurs été très bien géré et, sur l’intégration d’Antoine à l’équipe de France à 7, le sélectionneur Jérôme Daret a fait une masterclass, en termes de management. » Pour surfer sur la vague du 7, il a aussi été demandé aux ligues régionales que les équipes cadettes et juniors aient au moins deux dates de rugby à 7 dans leur calendrier.

Au sujet du dossier amateur, à présent, Florian Grill expliquait : « Le rugby monte dans les médias, on talonne le foot en termes d’audiences. Pourtant, on est seulement le neuvième sport en nombre de licenciés. […] Le maillage du territoire est insuffisant et des clubs disparaissent. On a donc lancé un plan Marshall du rugby amateur, décentralisé le pouvoir et donné plus de moyens aux ligues afin qu’elles travaillent sur le terrain. Rien ne peut se faire depuis Marcoussis. Il faut plus de rugby dans le territoire et en ce sens, développer la proximité : beaucoup de gamins hésitent à prendre une licence non pas parce qu’ils n’aiment pas assez ce sport mais parce que le premier club est trop éloigné d’eux. » Et le président d’appuyer : « Il faut aussi améliorer les installations. Personne n’a envie d’inscrire son enfant dans des structures délabrées, des clubs aux murs lépreux. Il est ainsi indigne que nos féminines, dont la progression de licences flirte avec les 20 %, se changent dans les vestiaires des arbitres ou dans leurs voitures. »

Une application greffée aux 2900 arbitres du territoire

Concernant la sécurité sur les terrains, Grill, candidat à sa propre succession, soulevait alors une initiative intéressante, celle de doter tous les arbitres du rugby français d’une application évaluant leur expérience terrain : « Le rugby est un reflet de la société : il y a des problèmes d’alcool, de cocaïne, de violence sexuelle ou d’agression dans les tribunes. Ces problèmes-là, il faut les affronter. Aujourd’hui, on a donc 2 900 arbitres dotés tous les week-ends d’une application : en clair, on leur demande d’évaluer après leur match le banc de touche et la tribune. Derrière ça, sur les endroits où les tribunes et les bancs de touche dérapent, on enverra des délégués arbitraux plus chevronnés. Il pourrait aussi y avoir des sanctions. » À cet instant de la conférence de presse, Jean-Marc Lhermet rebondissait sur le thème des directeurs de jeu, arguant de son côté travailler sur la « professionnalisation de l’arbitrage, qui fut le parent pauvre de l’évolution de notre sport. On aimerait intégrer Romain Poite et Mathieu Raynal à ce projet-là. Il nous faut plus de représentants de notre arbitrage au niveau international. »

L’état des finances, enfin ? Il est, comme maintes fois indiqué ici, préoccupant, puisque l’on parle d’un déficit sensiblement équivalent à 40 millions d’euros. Florian Grill assure : « L’accord signé entre CVC et les nations du Tournoi, ce fut un piège. C’est Claude Atcher qui avait négocié ce dossier-là, à l’époque. On a touché de l’argent à court terme mais en contrepartie, on se fait prélever chaque année 14 % des revenus des 6 Nations. En somme, c’est devenu le tournoi des sept nations… De toute façon, chaque fois qu’on soulève un bout de moquette (à Marcoussis, N.D.L.R.), on découvre des choses nouvelles. C’est affligeant, en termes de gestion. » Afin que la FFR ne soit pas la grande perdante de la Coupe du monde en France, bénéficiaire en toutes ses autres strates, l’instance est récemment entrée en négociations avec l’état, les villes et les territoires. Cinq millions d’euros, relatifs à « l’Héritage France 2023 », ont aussi été sacralisés pour offrir des équipements aux clubs amateurs.

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