Pour Florian Grill, de passage à Reims, « le rugby doit peser positivement sur la société

, Pour Florian Grill, de passage à Reims, « le rugby doit peser positivement sur la société

Ce vendredi 11 octobre, c’est avec la casquette de président de la Fédération française de rugby que Florian Grill a fait étape à Reims, plus précisément au Stade de Reims Rugby.

L’occasion pour le dirigeant de rappeler sa vision pour sa discipline, l’importance de la notion de territoire et l’impact que le rugby doit générer sur la société, après un été marqué par les affaires extra-sportives (lire par ailleurs). Celui qui est aux commandes de la FFR depuis juin 2023 est d’ailleurs candidat à sa propre réélection. Il sera opposé à Didier Codorniou ce samedi 19 octobre.

Dans quel cadre s’est inscrite votre venue ?

Je suis venu parler développement du rugby dans le Grand Est, sur la manière de pousser encore plus loin. Le rugby n’est pas qu’un enjeu sportif. C’est aussi un enjeu d’éducation et de citoyenneté. On parle notamment de développement dans les quartiers. Avec les événements que l’on a connus cet été, je continue à penser que s’il y avait plus de rugby dans la société, elle se porterait mieux. Ce qui m’intéresse, c’est cette capacité du rugby, au-delà du sportif, à peser positivement sur la société.

Vous avez notamment visité les installations du stade Georges-Hébert…

Je sais, et c’est très important, qu’il y a un projet de rénovation des vestiaires, et c’est d’autant plus important quand on a des féminines. Souvent, les installations du rugby datent des années 70, et comme nous avons un objectif d’augmentation en termes de licenciées et de féminisation, ils arrivent très souvent que les filles se changent dans les vestiaires arbitres, les bus, les voitures… À chaque fois que je me rends sur le terrain, je vais voir les installations, les vestiaires, vérifier qu’ils sont compatibles ou que des choses sont prévues… Je regarde les terrains aussi, s’il y a des capacités ou la possibilité d’en rajouter…

C’est une manière de vous imprégner de ce qu’il se passe sur les territoires ?

Quand on est président de la Fédération, c’est facile de s’enfermer dans son bureau à Marcoussis, de ne voir qu’à travers les équipes de France. Je fais partie de ceux qui considèrent que la vérité est sur le terrain, que 99 % du rugby, c’est la base, et c’est la base qui souffre aujourd’hui. Il faut donc aller au contact des clubs pour ne pas recevoir juste des informations par mail mais aussi discuter en direct des problématiques auxquels ils sont confrontés. L’initiative autour des QPV (quartier prioritaire de la ville) avec le recrutement d’un éducateur socio-sportif, pour aller faire du rugby au pied des immeubles, m’intéresse beaucoup. On est aussi avec le Stade de Reims sur le volet masculin et féminin. Car on a aussi d’énormes enjeux sur le féminin, on veut monter à 100 000 licenciées… J’ai besoin d’avoir le pouls direct de la vérité du terrain et pas à distance. Les batailles se gagnent localement.

Votre volonté d’aller sur le terrain est-elle aussi la conséquence d’une prise de distance des instances ces dernières années vis-à-vis des clubs ?

Je ne me positionnerai pas par rapport à mes prédécesseurs. En tout cas, ça fait sept ans que je suis élu au comité de directeur de la FFR, et sept ans que je suis sur le terrain tous les week-ends, campagne ou pas campagne. La proximité est importante, la discussion avec les élus locaux aussi. J’en profite pour discuter avec les Régions, les Conseils départementaux… Ici à Reims, on est dans un club qui a organisé deux jobs dating financés par la Fédération et France Travail. Une matinée de rugby à cinq dans l’anonymat, avec 100 demandeurs d’emploi et vingt entreprises qui recrutent. Le Conseil départemental, par exemple, finance le RSA (Revenu social d’activité). Ça lui coûte un peu plus de 8 000 euros par an. Un job dating, ça coûte 7 000 euros. Il suffit qu’une personne au RSA soit recrutée pour que le job dating soit remboursé, on a d’ailleurs des taux de retour à l’emploi de 60 %. J’essaie aussi de parler des installations, et bien sûr du rugby comme étant un véritable enjeu sociétal.

Avec l’objectif de faire du rugby un sport de plus en plus pratiqué…

Le rugby est le deuxième sport en France en termes de médiatisation, talonne le foot. On a le moteur historique qui est le rugby à XV mais on en a un autre avec le sept, après le titre de champion olympique remporté par l’équipe de France. Mais nous ne sommes que le dixième en termes de licenciés. Il y a par exemple 2 000 clubs de rugby en France, et 13 000 de football. On manque à la fois d’installations dignes de ce nom dans les clubs de rugby existants, de plus de terrains de rugby ou même de créneaux. On a fait une étude de géolocalisation des licenciés. À 10 km près, on divise leur nombre par trois, donc il y a aussi besoin de beaucoup mieux mailler le territoire. Dans le Grand Est, l’un de mes sujets de développement avec la Ligue régionale, c’est de voir où sont les zones d’ombre. Et sans forcément créer des clubs, définir des antennes ou des satellites de clubs existants. J’ai un très bon exemple en Mayenne, avec le club de Château-Gontier, un club de Régionale 3. En créant une antenne à 10 km au nord, au sud et à l’est, est passé 33 à 166 licenciés à l’école de rugby. La proximité, c’est le premier critère de la pratique.

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