Quel est le point commun entre les matches Angleterre-Australie (13-33), Afrique du Sud-États-Unis (64-0) et le quart de finale Irlande-Argentine (20-43) ? Toutes ces rencontres ont été arbitrées par un Français, respectivement Romain Poite, Pascal Gaüzère et Jérôme Garcès. Avec le juge de touche Mathieu Raynal (34 ans), ces trois arbitres forment le contingent tricolore, le plus important de l’histoire de la Coupe du monde. Mieux, aucun pays ne compte autant d’arbitres dans la compétition. À l’heure où le XV de France a déjà quitté l’Angleterre, le rugby français peut donc se réjouir de la qualité de son arbitrage, reconnue au plus haut niveau.
La relève est déjà là
« C’est une grande fierté pour nous, assure au Point.fr Didier Mené, le patron des arbitres français. Cela valorise notre système très structuré de formation et d’accompagnement alors que nous disposons d’un réservoir important de jeunes arbitres. » En effet, l’Hexagone compte 3 275 arbitres, le plus gros contingent avec l’Angleterre et l’Afrique du Sud. À l’origine, la charte de l’arbitrage signée par l’ensemble des clubs il y a cinq ans. « Ce texte oblige chaque club, en fonction bien entendu de son importance, à fournir des arbitres », explique Didier Mené. « Automatiquement, ça a fait grossir les rangs et crée des vocations. » D’autant que l’ascension peut être rapide pour les mordus du sifflet. « Un jeune qui commence à arbitrer à quinze ou seize ans peut se retrouver dix ans plus tard sur une pelouse du Top 14 », explique le patron des arbitres français.
« Le Top 14, le meilleur entraînement pour les arbitres » (Huget)
Justement, le Top 14 est l’une des clés du succès de l’arbitrage français. Alors que le championnat est très critiqué depuis l’élimination des Bleus, il fait ses beaux jours. « Ceux qui officient en Top 14 sont à la bonne école, défend Didier Mené. Le jeu est complexe : plaquage à répétition, passage de mauls en mêlées. Il y a beaucoup de pression, des matches serrés, des équipes qui ne veulent pas perdre… » « Le Top 14, c’est le meilleur entraînement pour les arbitres », assure l’international Yoann Huget, croisé lors des journées de l’arbitrage, qui se tiennent du 21 au 28 octobre 2015.
Même constat pour le patron des arbitres français : « Un match du Top 14 est plus compliqué à arbitrer qu’un match international où le jeu est plus aéré. » Il a fallu attendre la 33e minute pour voir la première mêlée au cours de Nouvelle-Zélande-France (62-13) alors qu’en championnat, les mêlées sont bien plus nombreuses.
« Le Top 14 a également permis de mettre nos arbitres en avant. Dans le passé, il y avait une forme de défiance avec l’arbitrage français. » Pour preuve, 55 ans ont passé avant qu’un arbitre tricolore ne dirige un match du Tournoi des 5 nations. Lors d’un France-Pays de Galles disputé à Colombes en 1965, Bernard Marie – ancien maire de Biarritz et père de l’ex-ministre Michèle Aliot-Marie – avait remplacé au cours du match l’arbitre irlandais qui s’était blessé pendant la rencontre.
Un Français en demi-finale
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Depuis, les temps ont bien changé, notamment pour des « raisons politiques ». Dixit Didier Mené. La fédération internationale (World Rugby) est présidée depuis 2007 par le Français Bernard Lapasset. Et à la tête de la commission qui sélectionne les arbitres de la Coupe du monde, c’est un autre Français Joël Jutge qui officie. « Auparavant, nous étions injustement traités par les instances », estime le patron des arbitres français. Dans les précédentes éditions, seuls deux quarts de final avaient été dirigés par un Français. Au même stade, Jérôme Garcès était sur la pelouse d’Irlande-Argentine (20-43) et officiera également lors de la demi-finale Afrique du Sud-Nouvelle-Zélande (à suivre en direct sur Le Point.fr).
De quoi offrir aux jeunes qui souhaitent arbitrer de très bons exemples. « En étant en phase finale, ça démontre que nos arbitres font partie des meilleurs au monde », assure François Trinh-Duc, qui a pris le sifflet le temps des journées de l’arbitrage, au stade Jean-Bouin à Paris. Ces journées, qui réunissent les fédérations de football, rugby, basket, et handball ont lieu dans tout l’Hexagone. De quoi s’initier à la pratique de l’arbitrage, à l’image du footballeur néo-retraité Djibril Cissé admiratif des pratiques du rugby : « Je connais peu ce sport, mais en rugby, les arbitres et les joueurs discutent plus et il y a moins de frictions sur le terrain. » Et si le football prenait exemple sur le monde de l’ovalie ?
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