
En vigueur dans le Super Rugby, le carton rouge assorti de la possibilité de remplacer le joueur coupable après 20 minutes est très populaire dans l’hémisphère sud. Ancien arbitre international, Nigel Owens, qui garde un œil acéré sur le rugby, a appelé à une large réflexion sur le sujet, rappelant à World Rugby l’utilité des exclusions définitives.
Selon l’ancien arbitre, qui s’est exprimé récemment lors d’une table ronde autour de l’URC, le rugby est à l’heure actuelle « coincé dans un étau », entre la volonté de préserver l’équité des rencontres et celle de protéger la santé des joueurs.
Carton rouge temporaire, une réaction hâtive selon Owens
Dans le viseur de Nigel Owens, se trouve la volonté de la Sanzaar, l’organe gouverneur du rugby de l’hémisphère sud, d’étendre le carton rouge temporaire en vigueur en Super Rugby au-delà de ses frontières. Dans le souci de ne pas « fausser » des rencontres pour des gestes qui ne le mériteraient pas.
Un point sur lequel revient Owens : « Nous devons examiner ce qu’est un carton rouge. Si un geste est totalement accidentel, sans caractère imprudent, si ce n’est pas une agression, nous devons réfléchir aux raisons d’infliger un carton rouge pour ce geste malheureux. »
En somme, plutôt que de dévaluer le carton rouge en supprimant son caractère définitif, Nigel Owens préfèrerait que l’exclusion soit utilisée à meilleur escient et avec davantage de discernement. Pour le reste, il faut sévir.
« Si vous arrivez en plongeant dans un ruck, épaule en-avant, directement sur la tête d’un joueur, alors vous devez être exclu sans possibilité d’être remplacé après 20 minutes » assène le Gallois.
Faire changer les mentalités
Le constat est un peu malheureux, mais il semblerait que seule la répression fonctionne pour faire évoluer les mentalités et les pratiques dans le rugby, comme le rappelle Nigel Owens.
« Si vous vous souvenez des plaquages retournés ou des plaquages en l’air, quelques années en arrière les arbitres ont sévi, les joueurs étaient exclus, et nous ne voyons quasiment plus ces gestes aujourd’hui. Parce qu’il y a eu des suspensions qui ont changé le comportement des joueurs », souligne l’arbitre de la finale de la Coupe du monde 2015.
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Une nécessité de sévérité d’autant plus importante que les enjeux sont de taille, à l’heure où les actions d’anciens joueurs victimes de séquelles de leurs carrières se multiplient.
Souvenons-nous que la sécurité des joueurs est immensément primordiale, qu’il faut changer les mentalités et éradiquer les imprudences dangereuses, ces plongeons où les joueurs ne se soucient pas de la zone d’impact. Il faut changer tout ça.
Le rugby n’a donc pas fini d’évoluer, il faut espérer que ce soit dans le bon sens.
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