
Privilégier le spectacle ou la sécurité des joueurs, c’est en creux le dilemme que le Conseil de World Rugby va être amené à trancher jeudi en votant pour ou contre l’adoption du carton rouge temporaire.
Depuis cinq ans, la fédération internationale a pris des mesures pour accentuer la protection des joueurs en prônant une tolérance zéro pour le jeu déloyal et en sanctionnant les contacts avec la tête. Cette sévérité accrue des arbitres a conduit à une inflation de cartons rouges. Mais elle a suscité aussi des réactions négatives chez ceux qui estiment qu’une exclusion définitive a une trop forte incidence sur le résultat du match et sur le spectacle sportif.
C’est le cas notamment des diffuseurs des compétitions de l’hémisphère sud où le rugby à XV est en concurrence avec les treizistes de la NRL beaucoup plus tolérants vis-à-vis des plaquages hauts. « La brutalité » fait partie du package vendu aux téléspectateurs. Un carton rouge casserait l’intérêt du consommateur et le détournerait de son écran.
Pour satisfaire les exigences de leurs diffuseurs, le Rugby Championship, le Super Rugby et le championnat néo-zélandais des provinces, ont mis à l’essai ces deux dernières saisons le « carton rouge allégé ». Après vingt minutes, un joueur expulsé peut être remplacé.
C’est cette innovation que les nations de la SANZAAR sous la pression de l’Australie et la Nouvelle-Zélande souhaitent voir testée lors des tournées estivales et entérinée en novembre prochain.
Les fédérations des Six Nations sont, elles, plus réticentes vis-à-vis de ce changement et la France qui n’est pas représentée au sein du Conseil de World Rugby s’est fait le porte-voix du « non » estimant que ce carton rouge temporaire n’enverrait pas un « bon message ».
Garder une menace forte
« Cette solution ne nous satisfait pas. Le sens de l’histoire, c’est d’abord la protection et la sécurité du joueur », souligne Jean-Marc Lhermet, le vice-président de la FFR. Chiffres à l’appui, la FFR s’est efforcée de contester les arguments des Sudistes. « Sur les 161 matches internationaux (entre les 12 équipes du Tier 1) disputés depuis 2021, 31 cartons rouges ont été distribués. Dans 59 % des cas, l’équipe sanctionnée a perdu. Le rouge a donc un impact, mais il n’est pas systématique. »
Membre du comité haute performance de World Rugby, Fabien Galthié a plaidé lui aussi contre l’adoption du carton rouge temporaire. « Pour moi, il faut que la menace soit là, qu’elle reste forte, a indiqué l’entraîneur du XV de France dans une interview à L’Équipe. Si on va vers une menace intermédiaire, ce ne sera pas bon. Et ce ne sera pas cohérent avec tout ce qui est entrepris depuis quelques années et dont on peut observer l’efficacité. »
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