Le voilà désormais en Régionale 1, huitième étage de la pyramide, un championnat comme un autre monde, où les plaquages à deux sont interdits, où la différence physique entre l’ailier et le troisième ligne n’est pas toujours flagrante et où les joueurs de la réserve deviennent les arbitres de touche du match de la première.
« Il fallait prendre en compte le niveau de la division, trouver une stabilité dans l’effectif. »
« Ça n’est plus du tout le même rugby, ça me rappelle un peu quand j’ai démarré », se « régale » le demi de mêlée Mathieu Billou, qui a entre-temps connu les terrains de Pro D2. « C’est le rugby des copains, loin des trucs un peu superflus, c’est le vrai rugby. »
C’est ce qui a incité les nombreux anciens porteurs du maillot à la salamandre (Christopher Martin, Aurélien Martin, Jordan Richard, Romain Valour, entre autres) et les jeunes promesses formées au club (Jules Merceron, Rémi Morin, etc.) à répondre à l’appel de Jérémy Couvret et Nicolas Bernier, les nouveaux coprésidents, à l’intersaison.
« Ça faisait dix ans que je n’avais pas joué, en dehors de quelques piges, mais ça me manquait », assure Pierre Séré, de retour aux commandes du jeu cognaçais avec 55 points inscrits au pied mais out jusqu’à fin janvier à cause d’une blessure au sternum. « C’est que du plaisir d’être sur le terrain à côté de joueurs que j’ai pu entraîner à l’école de rugby. »
Malgré l’enthousiasme né de cette nouvelle aventure, le démarrage a été poussif pour le groupe piloté par Victor Paquet et Jordan Crémoux. « Ça a été un peu chaotique », revit l’ancien talonneur du SA XV. « Il fallait prendre en compte le niveau de la division, trouver une stabilité dans l’effectif. Le plus dur a été de garder les mecs concernés. »
Deux forfaits puis du mieux
Par deux fois, l’équipe réserve a été contrainte de déclarer forfait, faute de combattants. « Les joueurs avaient du mal à s’y retrouver. On a fait des réunions, on s’est parlé, on a résolu le problème », confirme Jérémy Couvret.
Ça va beaucoup mieux depuis, dans le sillage d’une série de cinq victoires en six rencontres à cheval sur octobre et novembre. L’US Cognac aurait pu être la première équipe à faire tomber l’intouchable leader de la poule Saint-Yrieix-la-Perche dimanche au Parc des sports, sans une issue cruelle cinq minutes après la sirène (29-31). “C’est frustrant, rageant », regrettait Victor Paquet. « Mais on ne peut rien reprocher aux mecs. »
« On sent qu’on a monté le curseur », assure Mathieu Billou. « On a fait un vrai match de rugby dans le contenu. Il reste quelques points à régler, surtout l’indiscipline qui nous fait défaut depuis le début de la saison, mais je suis confiant pour la suite. »
« On resolidifie les bases »
Sixième de sa poule avec cinq victoires et autant de défaites, l’USC (24 points) dispose de huit matches pour s’approcher de la troisième place occupée par Mussidan (33 points) qui lui assurerait une qualification pour les phases finales du championnat de France (1). « Ça ne va pas être simple au vu des points qu’on a laissés en route, mais on va s’accrocher », lance Pierre Séré, pour qui le premier objectif de la saison était avant tout « de recréer quelque chose, une émulation autour du club. Ce qui est réussi. »
À la rentrée, les coprésidents n’avaient pas fixé d’objectif de remontée immédiate, préférant « reposer les fondations » tranquillement. « On est vraiment sur la mise en place de notre projet, tourné vers les jeunes – nos U16 et nos U19 sont premiers de leurs poules – et le rugby féminin qui est une grosse satisfaction (lire encadré) », détaille Jérémy Couvret. « Nos partenaires répondent présents, nos bénévoles continuent de se donner corps et âme. On resolidifie les bases pour se développer à notre niveau, avec beaucoup d’humilité. »
(1). Les meilleurs quatrièmes seront également qualifiés pour les phases finales du championnat de France.
Un « engouement impressionnant » pour les Douelles
Lancée en octobre 2024, la première équipe féminine de l’histoire de l’US Cognac a été intégrée au championnat régional à dix cette saison. Le groupe, composé d’une trentaine de joueuses, de jeunes moins de 15 ans à des « mamans » quadragénaires, et encadré par le trio Nicolas Mottet – Sébastien Peluchon – Guillaume Guesdon, vit une formidable aventure. « La plupart partaient vraiment de zéro, on avait droit à des questions hyper naïves, mais on avait cette idée de créer ensemble, d’avancer ensemble », décrit le premier cité. « On voit qu’elles progressent, elles ne lâchent rien. Elles sont hyper admirables. »
Battues lors de leurs cinq déplacements, les Douelles – leur surnom – ont décroché leur première victoire au Parc des sports contre Pons (21-15) le 16 novembre. « On sent un engouement vraiment impressionnant », apprécie le coprésident de l’USC Jérémy Couvret. « Elles ont joué devant 400 personnes contre Pons ! » Il devrait y en avoir encore plus pour le prochain rendez-vous, fixé le dimanche 11 janvier (15h) contre le voisin, lui aussi néophyte, du SA XV.
Ce post a été choisi par toute l’équipe unar.fr en ligne parce que ce dernier figurait dans les interfaces d’un blog consacré au thème « Arbitres de Rugby ». unar.fr est une plateforme d’information qui compile de multiples journaux publiés sur le net dont la thématique principale est « Arbitres de Rugby ». Ce post est rendu de la façon la plus complète qui soit. Si vous souhaitez apporter quelques explications concernant le sujet « Arbitres de Rugby », vous êtes libre de discuter avec notre rédaction. Sous peu, on lancera d’autres renseignements pertinents autour du sujet « Arbitres de Rugby ». Cela dit, visitez de façon régulière notre site.

