LE CONTEXTE
Le LOU à la recherche d’un match référence à l’extérieur
Passé près d’un gros coup samedi dernier au Racing, où il a été battu sur le fil (35-34), le LOU effectue un second déplacement de rang à La Rochelle, où il ne s’est imposé qu’une seule fois (20-16) en Top 14, il y a trois ans. Toujours scotché à la 12e place, il compte sept points de retard sur le 11e (Bayonne) et douze sur le 6e (Bordeaux). Derrière, Perpignan, 13e en position de barragiste, est toujours à distance avec quatorze longueurs de retard.
Si les Lyonnais tiennent à entretenir l’illusion d’avoir encore quelque chose à jouer cette saison, c’est le moment ou jamais de réaliser ce fameux match référence à l’extérieur après lequel il court en vain depuis un an, et leur victoire en terre bordelaise (22-20). Sinon, il faudra vraiment avoir l’œil dans le rétroviseur pour guetter les résultats de Perpignan…
Pour ce match, le LOU peut s’appuyer sur ses deux piliers Jérôme Rey et Jermaine Ainsley, incertains en début de semaine, qui vont encadrer Guillaume Marchand. Janse Roux remplace Mickaël Guillard en 2e ligne, alors que l’ailier Ethan Dumortier fait son retour en lieu et place de Monty Ioane.
L’ADVERSAIRE
Uini Atonio dans toutes les pensées rochelaises
Après un solide début de saison marqué, en particulier, par sa victoire à Lyon (36-19), le Stade Rochelais marque le pas depuis le début du mois de novembre. Eliminé de la Champions Cup, il ne fait pas mieux que le LOU sur les sept dernières journées au cours desquelles il s’est incliné à cinq reprises : quatre fois à l’extérieur (Toulon, Pau, Toulouse, Clermont) et une fois à domicile (Castres).
Cette mauvaise passe, conjuguée à l’absence de plusieurs joueurs majeurs blessés, l’a fait redescendre au classement. Il pointe actuellement à la 9e place, mais il n’accuse que trois points de retard sur le 6e, Bordeaux. Il reste toutefois sur deux victoires convaincantes au stade Marcel-Deflandre, où il a marqué la bagatelle de 115 points contre Toulon (66-0) et Bayonne (49-17). Sa défaite samedi dernier à Clermont (32-27) résume son parcours actuel fait de hauts et de bas.
Pour la réception de Lyon, où Uini Atonio sera dans toutes les pensées, les Rochelais seront privés de nombreux éléments clés. (voir ci-dessous). Mais ils vont présenter une équipe compétitive au sein de laquelle on retrouvera deux anciens joueurs du LOU, Davit Niniashvili et Adrien Séguret.
LE CHIFFRE
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Le nombre d’absents rochelais pour la réception de Lyon : Jegou (XV de France). Bourgarit, Latu, Atonio, Kaddouri, Dillane, Douglas, Lavault, Skelton, Richer, Haddad, Boudehent, Berjon, Le Garrec, Jurd, Bollengier, Danty, Daunivucu, Lagivala, Vunivalu (blessés).
LA CLE DU MATCH
Le LOU va devoir relever le défi physique rochelais
Lors du match aller à Gerland, le Stade Rochelais avait littéralement marché sur le ventre des Lyonnais et ouvert leur mêlée à Gerland (36-19). « C’est notre match le plus décevant en termes d’engagement », confie encore aujourd’hui Karim Ghezal. Dominé dans tous les compartiments de jeu, privé de munitions dans les phases de conquête, lessivé du sol – dans les rucks – au plafond, à la réception des ballons hauts, le LOU n’avait pas existé. Sans défense en première en première mi-temps, ni ballon en seconde, le collectif lyonnais avait été surclassé.
Alors qu’il souffrait d’une certaine lourdeur dans son jeu, notamment au niveau des avants, le Stade Rochelais avait laissé entrevoir ce jour-là les prémisses de sa mutation vers un jeu avec plus de mouvement et de vitesse par les lignes arrière, qui inversent souvent le jeu, tout en gardant la force de frappe des avants. Trois mois plus tard, on a hâte de voir si le LOU a progressé et s’il est capable d’être le petit grain de sable pour enrayer la marche en avant rochelaise. « « Il va falloir relever le défi physique, être dur dans les duels, et ne pas penser qu’au jeu, pour se donner une chance de gagner », lance l’ailier Ethan Dumortier.
Entre l’équipe rochelaise qui occupe le mieux le terrain adverse (57 %) en Top 14 et celle qui est le plus souvent acculée dans son camp, mais également celle qui possède la meilleure possession du ballon et défend le moins (100 plaquages par match), alors que le LOU est celle qui plaque le plus (147 plaquages par match), l’opposition de style s’annonce très intéressante.
LE JOUEUR DU LOU A SUIVRE
Ethan Dumortier ressort du rang
Il y a deux ans, Ethan Dumortier marchait sur l’eau. Révélation de la saison 2022/2023, au cours de laquelle il marqua 15 essais pour le LOU et joua les cinq matches du Tournoi des VI Nations avec le XV de France, il pensait jouer la Coupe du monde dans la foulée. Mais il dut la regarder à la maison, éliminé de la liste au dernier moment, victime de l’éclosion de Louis Bielle-Biarrey.
Il mit de longs mois à digérer cette déception. Après être rentré dans le rang et connu plusieurs blessures, dont la dernière au genou l’a éloigné cinq semaines des terrains, il revient lentement, mais sûrement à son meilleur niveau depuis le début de la saison. Aujourd’hui âgé de 25 ans, il a retrouvé sa vélocité et ses qualités de « briseur de ligne ». Ses statistiques offensives sont excellentes : 11 franchissements, 17 défenseurs battus, 295 mètres gagnés ballon en mains.
Malgré la concurrence aux ailes de Jiuta Wainiqolo et Monty Ioane, il se refait une place au soleil lyonnais, où il commence à prendre une place importante dans le vestiaire. Il a joué 9 matches, dont 8 en tant que titulaire en Top 14, où il a marqué deux essais portant son total à 31 sous le maillot lyonnais. Samedi, à La Rochelle, où il pourrait se retrouver face à Davit Niniashvili, Ethan Dumortier va devoir amener sa fraîcheur à la ligne d’attaque du LOU.
On a donné une belle image du LOU dans la salle du Racing, où les conditions étaient idéales pour jouer au rugby, mais on n’a pas su gagner le match. A La Rochelle, sous la pluie, je veux voir une équipe de chiens (sic) qui ne lâche rien, et qui se bat pour aller chercher la victoire
De Karim Ghezal, entraîneur principal du LOU
L’ARBITRE
Première cette saison pour Luc Ramos avec le LOU
C’est une vieille connaissance que le LOU va retrouver face au Stade Rochelais. Luc Ramos a arbitré le LOU pour la première fois, il y a près de dix ans, lors du derby de Pro D2 contre le CS Bourgoin-Jallieu (victoire 30-19), le 22 août 2015.
Licencié à Vendres près de Béziers, où il a joué jusqu’en juniors, Luc Ramos (34 ans) va arbitrer le LOU pour la 10e fois en Top 14 (5 victoires, 4 défaites). Mais c’est la première fois qu’il va diriger les Lyonnais cette saison. Lors de l’exercice précédent, Luc Ramos les avait arbitrés à deux reprises. C’était lors de la victoire (53-17) face au Stade Rochelais, le 15 février 2024, puis lors de la défaite (31-30) au Stade Français.
Arbitre de haut niveau, Luc Ramos a été retenu pour le prochain Tournoi des VI Nations. Il sera juge de touche pour Irlande – Italie (14 février) et pour la première fois arbitre central lors d’Italie – Angleterre (7 mars).
LA STAT DU LOU
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Le nombre de touches volées sur lancers adverses par le LOU, soit moins d’une par match, dont 6 par Dylan Cretin. C’est le plus faible total du Top 14. La touche est d’ailleurs un secteur en souffrance au LOU puisqu’il est classé 13e au nombre de touches gagnées (10,13 par match) et 11e au nombre de touches perdues sur ses lancers (3,2 par match).
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