
Oui, il n’y a que sept joueurs sur le terrain. Oui, les matches ne durent que 2 x 7 minutes au lieu de 2 x 40, il y en a deux ou trois par jour, lors d’un tournoi qui s’étend sur deux ou trois jours. Mais ce ne sont pas les seules différences entre le rugby à 7 et son grand frère du XV. Arbitre de Top 14, Jérémy Rozier l’est aussi sur le circuit international de Seven. Et donc aux Jeux olympiques, lors du tournoi qui débute ce mercredi 24 juillet. Il décrypte les différences entre les deux pratiques, avec un préalable, qui permet de comprendre le reste : « à 7, tout est pensé pour favoriser le spectacle, pour que tout aille toujours très vite. »
Jamais de match nul
C’est la dernière nouveauté du règlement des World Seven Series, le circuit international de rugby à 7 : il n’y a plus de match nul lors des phases de poules. « C’est comme en NBA, il faut absolument départager les deux équipes. De cette manière, elles cherchent encore plus à jouer la gagne », assure Jérémy Rozier. En cas de résultat paritaire au bout des 14 minutes, les deux formations partent pour une prolongation de 5 minutes, en mode « golden score » (mort subite). Si le résultat n’a pas bougé, on repart pour une deuxième prolongation, jusqu’à ce que le score évolue.
L’équipe qui marque donne le coup d’envoi
À XV, après un essai, c’est l’équipe qui l’encaisse qui donne le coup d’envoi. À 7, c’est l’inverse : celle qui a marqué remet le ballon en jeu. « Cela permet à l’équipe ayant encaissé de s’organiser pour avoir la conquête du ballon et une opportunité de marquer car chaque possession, avec les espaces, le permet », estime Jérémy Rozier. Mais attention, tout de même : « Pour les équipes bien organisées, avec des joueurs forts sous les ballons hauts, avoir le coup d’envoi peut aussi être un avantage. »
Le calendrier complet du tournoi de rugby à 7 olympique
La vidéo seulement dans l’en-but et pour les cartons rouges
Si la vidéo est aussi utilisée au Seven, elle l’est beaucoup moins qu’à XV : « seulement dans l’en-but, pour savoir s’il y a essai ou pas, et en cas de suspicion de jeu déloyal pouvant occasionner un carton rouge », indique l’arbitre international. Ainsi, impossible de revenir au début d’une action, pour savoir s’il y a en avant ou pas, par exemple. « Encore une fois, c’est pour ne pas ralentir le jeu. Les trois arbitres doivent donc travailler fort pour éviter ce genre d’erreur. »
Des arbitres plus sévères et des avantages moins longs
Justement, encore une fois pour favoriser le jeu et éviter les temps morts, les arbitres appliquent de manière plus stricte qu’à XV le règlement : « On a moins le temps de manager les phases de jeu, il faut tout faire plus vite », assure Jérémy Rozier. Quand un plaqueur traîne dans un ruck, il est immédiatement sanctionné : « Cela donne plus de fluidité au jeu, le ballon sort plus vite sans que les joueurs s’empilent dans les rucks comme ça peut être le cas à XV. » En cas de tentative de gain de temps après une faute ou un ballon sorti en touche, les cartons jaunes fusent (2 minutes d’exclusion). Ensuite, en cas de pénalité concédée, le joueur doit immédiatement lâcher le ballon et reculer de dix mètres, ce qui permet à l’équipe qui récupère la pénalité de mettre une attaque en place.
Enfin, les avantages sont beaucoup moins longs à 7 qu’à XV. « Il est bien plus vite consommé, confirme le sifflet français. Dès que l’équipe qui a l’avantage dispose d’un gain tactique ou territorial évident, l’arbitre y met fin. C’est pour cela qu’en cas de faute évidente, on siffle, car le meilleur avantage, c’est la pénalité. »
Le jeu au pied seulement en drop
Les pénalités sont le plus souvent jouées à la main. Car à 7, impossible de les taper après avoir posé le ballon sur le tee. Tout est joué en drop (un rebond au sol avant le coup de pied). Les équipes ne prennent donc quasiment jamais les trois points, sauf éventuellement lors de la prolongation en mort subite. Les transformations sont également jouées de cette manière. « À 7, il n’y a pas de charge sur les transformations comme ça peut être le cas à XV, les joueurs ne peuvent pas monter au contre », conclut Jérémy Rozier.
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