Lunettes de soleil vissées sur le nez et polo du Saint-Jean-de-Luz Olympique sur les épaules, c’est pieds nus qu’Arnaud Arruti s’est avancé vers nous, en plein mois de juillet, le long de la Digue aux chevaux. Saisonnier à la Grande Plage de Saint-Jean-de-Luz, le jeune arbitre (18 ans) a abandonné son poste une quinzaine de minutes, le temps de revenir sur sa fulgurante carrière d’arbitre.
Une vocation née lorsqu’il était encore minime. « À l’époque, j’étais toujours le premier à me porter volontaire, s’exclame-t-il. Lorsque je suis monté en cadet, j’ai directement pris ma licence. Assurant mes premiers matchs en 2019, j’ai très rapidement accroché. »
Tout décortiquer
Jusqu’à passer le Concours national du jeune arbitre. Organisé par la Fédération française de rugby (FFR), cet examen – réservé aux 18-23 ans – permet d’obtenir le grade d’arbitre fédéral. « Pour intégrer la finale fin juin, il m’a fallu valider une partie écrite et finir dans les 12 premiers », glisse-t-il. Retenu haut la main, Arnaud fait alors partie du club des sept Néo-Aquitains qualifiés.
La veille des épreuves finales, le Luzien a assisté à la finale de Top 14 entre Toulouse et Bordeaux-Bègles, délocalisée au Vélodrome de Marseille (le Stade de France étant déjà réquisitionné pour les Jeux de Paris 2024). Une rencontre plutôt difficile à vivre pour ses trois potes bordelais, dont l’équipe a été sèchement corrigée par les Haut-Garonnais (59-3). « Ça a été un calvaire pour eux, mais nous, on rigolait bien, blague-t-il. Ça reste une expérience énorme dans un stade plein à craquer. C’était vraiment génial, un moment magique. »
Le lendemain, il a fallu rapidement se replonger dans le vif du sujet avec trois épreuves. La première, commune, s’est déroulée face à un écran. « C’était comme une palette, détaille-t-il. On nous a diffusé 10 clips, chacun passait deux fois. On devait marquer notre décision, un peu comme pour l’arbitrage vidéo. » Le deuxième acte ressemblait au précédant, sauf que cette fois, « nous étions seuls avec un examinateur », poursuit-il. Lors de l’ultime round, « nous devions commenter une longue séquence de deux minutes. On devait tout décortiquer : le jeu des équipes, le placement de l’arbitre, ce qu’il siffle, ce qu’il aurait dû siffler », énumère-t-il.
« La Fédérale 3, c’est encore un cran au-dessus. Ça va plus vite. Je ressens beaucoup d’excitation. »
Trois notes plus tard, le titre lui est revenu. « C’était une bonne surprise. Le deuxième du classement était devant moi à l’écrit. Il avait neuf points de plus. Je suis passé devant après les épreuves orales. » Grâce à sa victoire à Marseille, Arnaud Arruti a décroché le droit d’arbitrer en Fédérale 3 cette saison et poursuivre ainsi sa folle progression. « Je ressens beaucoup d’excitation, lâche-t-il. C’est encore un cran au-dessus. Ça va plus vite. Les équipes seront mieux préparées. » Il pourrait être amené à officier dans toutes les poules en Nouvelle-Aquitaine ou en Occitanie. « Ça va être sympa, je suis impatient », concède-t-il.
« Il faut s’imposer »
Sa première année en tant que senior lui a permis de s’aguerrir. « J’ai commencé tout en bas de l’échelle, en Régional 3, puis j’ai réussi à faire quelques matchs en R2 et deux rencontres en R1. » Sans se laisser impressionner par les joueurs qu’il a pu croiser sur les différents prés locaux.
« Comme vous le voyez, je suis assez jeune donc quand tu vois les vieux briscards arriver vers toi… Certains cherchent à prendre une domination ou à essayer de t’influencer mais je pense qu’il faut avoir son caractère et leur montrer qu’on peut être à l’écoute sans forcément se faire rabaisser. Il faut s’imposer. » Heureusement les échanges se passent, dans la plupart du temps, relativement bien. « C’est sans doute grâce à mon expérience de joueur. Je sais comment leur parler et appréhender tout cela. »

N. G.
Verbatim
Sur Evan Urruzmendi. « Au-delà d’un exemple, c’est un copain dans la vie de tous les jours. Ils ne sont pas 10 000 à avoir des parcours comme le sien. Tout s’est très vite enchaîné pour lui. Il le mérite, il a travaillé pour. C’est bien de pouvoir côtoyer ces mecs-là. Ils nous montrent la voie à suivre. »
Sur Henri Claudio. « C’est un peu le papi du club. C’est lui qui nous a tous lancés et qui nous suit au quotidien. Il fait tout pour nous : il bataille pour qu’on ait des dotations et de la reconnaissance au sein du club. Il regarde tous nos matchs et nous décrypte tout. Il prend un temps fou à bosser pour nous. Si on en est là et si on arrive à progresser, c’est en grande partie grâce à lui. »
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