
C’est une histoire qui aurait pu ternir la Coupe du monde de rugby 2023 en France. Dans son autobiographie Wayne Barnes : Throwing the Book, publiée en France le 17 octobre dernier, l’ancien arbitre international anglais révèle qu’une anomalie au cœur aurait pu faire basculer son mondial dans l’horreur.
« J’avais du mal à respirer »
Sujet à des problèmes cardiaques depuis de nombreuses années, Wayne Barnes s’est vu diagnostiquer une fibrillation auriculaire en 2009, avant d’être contraint à une opération d’ablation. Ainsi, l’arbitre anglais a l’habitude de voir son rythme cardiaque augmenter lorsqu’il est en plein effort. Or, au cours de la Coupe du monde 2023 en France, l’homme de 45 ans n’est pas passé loin du drame.
En effet, alors qu’il réalise une sortie de course à pied pour s’entretenir avant Pays de Galles – Australie, Wayne Barnes sent son rythme cardiaque monter en flèche, à 230 battements par minute (bpm). « Pour vous donner une idée, mon rythme cardiaque au repos est d’environ 50 battements par minute, explique l’Anglais. Pendant un match, il peut atteindre 175. J’avais du mal à respirer, et quatre jours plus tard, je me retrouvais à arbitrer le match de poule crucial entre le Pays de Galles et l’Australie ». Par peur d’être renvoyé chez lui pour sa dernière Coupe du monde, l’arbitre ne dit rien et est au sifflet pour ce match crucial.
Un voyage à Londres entre deux matches pour relancer son cœur
« J’avais peur de décevoir les joueurs, reconnaît-il. Quand j’ai regardé ma montre pendant mon échauffement, elle tournait déjà à 180 bpm. J’ai croisé les doigts et j’ai espéré que le rythme se rétablirait avant le coup d’envoi. Malheureusement, ce ne fut pas le cas ». Heureusement pour lui, les Gallois écrasent les Australiens (40-6) et Wayne Barnes n’a pas à s’employer outre mesure.
Derrière, Wayne Barnes, toujours par peur d’être renvoyé en Angleterre, décide de lui-même de s’envoler pour Londres pour rencontrer son cardiologue, Richard Schilling. « Richard a relancé mon cœur, et quand je l’ai revu, il m’a assuré que tout s’était bien passé, se remémore l’arbitre. Il m’a expliqué que mon ventricule gauche était toujours hypertrophié et qu’il pourrait être nécessaire de faire une nouvelle ablation, mais il a également précisé que je serais en bonne santé pour le reste du tournoi ».
LIRE AUSSI. Rugby. Coupe du monde féminine : le calendrier des Bleues est connu
Finalement, l’Anglais reprend le fil de sa Coupe du monde et excelle à l’arbitrage d’Écosse – Roumanie, ce qui lui permet d’être nommé arbitre de la finale du mondial 2023 entre l’Afrique du Sud et la Nouvelle-Zélande (12-11). « J’ai pris un immense plaisir à jouer. C’était un match exceptionnel dans le superbe Stade de France, et c’était la meilleure façon de faire mes adieux ». Rien de mieux pour terminer une carrière internationale.
Ce post a été choisi par toute l’équipe unar.fr en ligne parce que ce dernier figurait dans les interfaces d’un blog consacré au thème « Arbitres de Rugby ». unar.fr est une plateforme d’information qui compile de multiples journaux publiés sur le net dont la thématique principale est « Arbitres de Rugby ». Ce post est rendu de la façon la plus complète qui soit. Si vous souhaitez apporter quelques explications concernant le sujet « Arbitres de Rugby », vous êtes libre de discuter avec notre rédaction. Sous peu, on lancera d’autres renseignements pertinents autour du sujet « Arbitres de Rugby ». Cela dit, visitez de façon régulière notre site.
