Responsable de l’horticulture au lycée Adriana de Tarbes, Sidonie Héraut a fait ses classes ovales à Juillan. Faute d’avoir pu poursuivre sa carrière comme joueuse, c’est en tant qu’arbitre, pour le compte de Tournay, que la jeune femme s’épanouit et progresse. Rencontre.
Sidonie, remontons ensemble votre parcours…
J’ai joué à l’école de rugby de Juillan jusqu’en benjamin. Après, à l’époque, on ne pouvait pas continuer en tant que féminine. Mais je n’ai jamais décroché. J’étais dirigeante à Juillan où un jour Christophe Fontan, arbitre, m’a demandé si je voulais essayer. Je me suis formée pour arbitrer quatre-cinq matchs tout au plus et au final j’en ai dirigé une vingtaine. D’abord des cadets, puis des féminines et enfin des seniors. Pour ma troisième année, j’arbitre jusqu’en Fédérale 1 féminines et en Excellence B chez les garçons.
On vous sent épanouie aujourd’hui au sifflet. Comment ont été les débuts ?
Sur le premier match, à 33 ans, il y avait un peu de stress. J’avais peur de ne pas voir certaines fautes. Je craignais aussi le ressenti des joueurs, des entraîneurs, du public. Puis ça s’est bien passé et j’y ai pris goût. C’est une autre façon de voir le rugby, en étant un des acteurs incontournables de ce jeu.
Ça a suffi à effacer la frustration de ne pas avoir pu jouer ?
Je joue avec les Desesperados, le club loisir de Juillan. Mais c’est sûr qu’il y avait une déception ne pas avoir pu pratiquer le sport que j’aime et qui se joue chez nous depuis des générations. J’ai fait du tennis, du basket, du badminton, mais il y avait cette frustration. Aujourd’hui, je vois ma nièce qui peut jouer, c’est une belle évolution.
Considérez-vous qu’il a fallu faire votre place, en tant que femme et arbitre ?
Non, même si nous ne sommes que trois arbitres féminines sur le département. Je trouve qu’on est beaucoup plus respectées que les gars. Les joueurs nous parlent mieux. Après, au bord du terrain, il y a des réflexions des anciens, qui ne se sont pas encore mis ça en tête. Mais ça se passe bien. La seule difficulté, c’est de ne pas pouvoir souffler. Il y a trop peu d’arbitres et on est obligé d’enchaîner tous les dimanches.

Quel regard porte votre famille sur l’arbitre que vous êtes ?
Ils sont tous très rugby. Mes parents viennent souvent me voir quand j’arbitre. À la mi-temps, je cherche souvent mon père du regard. Il me rassure d’un signe de la main. Lui qui n’était pas toujours très ami avec les arbitres (rires)… J’essaie d’être la plus pédagogue possible sur le terrain. Je n’aime pas trop sortir les cartons. J’explique les règles et mes décisions.
Et au travail au lycée, comment ça se passe ?
On en parle, surtout avec Olivier (Serra) lui aussi arbitre. Et puis il y a parfois des élèves que je croise sur les terrains et que je retrouve après au lycée. C’est toujours très bon enfant.
Vous avez récemment été sacrée deuxième meilleure arbitre féminine d’Occitanie. Ça doit vous toucher ?
C’est vraiment encourageant de voir combien j’ai pu évoluer en peu de temps finalement. Je me sens à l’aise sur le terrain, au cœur du jeu. Ça me donne envie de progresser.
Quels messages aimeriez-vous passer ?
Je veux dire à tous ceux qui aiment le rugby de ne pas hésiter à faire prospérer ce sport. Sans nous, il n’y a pas de match. J’invite vraiment tout le monde à essayer. C’est une autre façon de voir le rugby et le match. Aujourd’hui, je comprends mieux les arbitres…
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