
Invité exceptionnel dans « 100% rugby Stade Rochelais ». Yann Roubert, nouveau président de la Ligue Nationale de Rugby, a répondu sans détour à toutes les questions sur l’avenir du rugby professionnel. Salaires, arbitrage, réforme des ligues : il trace une ligne claire et assumée.
Avant d’aborder les grands sujets rugby, invité « ici La Rochelle », le président de la LNR, Yann Roubert, a évidemment été d’abord interrogé sur le Srade Rochelais qui vit une période compliquée, pleine de doute, avec une série de 8 matchs consécutifs sans victoire.
Yann Roubert et le Stade Rochelais : Un soutien clair et sans ambiguïté
Yann Roubert n’a pas caché son admiration pour le Stade Rochelais, notamment en ce qui concerne son recrutement et ses performances sur la scène européenne. Lors de l’émission, il a évoqué le transfert du lyonnais Davit Niniashvili à La Rochelle qu’il qualifie de « sacré coup » pour le club maritime. En tant que président du LOU, il a partagé son regret de ne pas avoir pu garder certains talents, mais a salué la réussite du Stade Rochelais dans ce domaine, notamment sous l’impulsion de son staff et de ses dirigeants. Yann Roubert a également souligné son enthousiasme face à l’engouement autour du club rochelais, qui connaît une ascension impressionnante dans les compétitions européennes et nationales, attirant de plus en plus de spectateurs et de partenaires. Il a, par ailleurs, affirmé son soutien aux clubs français en compétition internationale, précisant qu’il serait toujours derrière eux, que ce soit La Rochelle, Toulouse, ou n’importe quel autre club français, en particulier lors des compétitions européennes. Le président devrait donc suivre attentivement le huitième de finale de Champions Cup de samedi face au Munster (18h30).
Un président jeune… mais déjà bien rodé
À 47 ans, Yann Roubert est le plus jeune président que la Ligue Nationale de Rugby (LNR) ait connu. Un détail qu’il accueille avec philosophie : « Ça m’énerve, non, parce que c’est un fait. Mais ce n’est pas l’âge qui compte, ce sont les résultats et l’efficacité ». Ancien président du LOU, passionné de voile et d’alpinisme, il a pris ses fonctions sans période d’observation : « Pas de round d’observation, pas le temps de s’ennuyer ».
Proposition de loi : une menace pour l’équilibre du rugby français
Le premier dossier brûlant ? La proposition de loi portée par deux sénateurs, qui veut revoir en profondeur l’organisation du sport professionnel. Roubert y voit une menace directe pour un modèle qui fonctionne : « On est peut-être le seul sport dans lequel le championnat français est numéro un mondial. Il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. »
Il s’inquiète aussi d’un potentiel déséquilibre des pouvoirs entre les fédérations et les ligues professionnelles : « Si un modèle alternatif doit émerger, il faut qu’il soit consensuel. Pas imposé de manière unilatérale par une fédération, aussi éclairée soit-elle. »
Salary Cap : vers des sanctions sportives, y compris la relégation
Sur le front du salary cap, Yann Roubert annonce la couleur : intransigeance. L’affaire du transfert de Melvyn Jaminet a ravivé les tensions autour de ce plafond salarial fixé à 10,7 millions d’euros par saison, gelé jusqu’en 2027. S’il confirme que le dossier toulousain est désormais « purgé » pour la LNR, il plaide pour un durcissement des sanctions futures : « Je suis favorable à des sanctions sportives allant jusqu’à la relégation en cas de tricherie avérée. Ce n’est pas anti-Toulouse, c’est anti-triche. »
Calendrier surchargé : pas de Top 12 en vue
La multiplication des compétitions internationales, la future Coupe du monde des clubs et les phases finales intenses du Top 14 posent la question d’un calendrier trop chargé. Réduire le Top 14 à un Top 12 ? Yann Roubert n’y croit pas : « Le Top 14, c’est sans doute la pire des formules… à l’exception de toutes les autres, comme dirait Churchill Il fonctionne, et c’est une vraie pépite du rugby français. »
Arbitrage : sonorisation, vidéo et pédagogie au cœur du projet
La modernisation de l’arbitrage est un chantier clé pour la LNR. Le président Roubert souhaite renforcer la compréhension des décisions grâce à la sonorisation des arbitres dans les stades, comme expérimenté récemment dans le Tournoi des Six Nations. « L’échange et la pédagogie feront forcément du bien. Il faut tout faire pour que notre arbitrage soit le meilleur possible et parfaitement respecté. »
Avec un budget partagé de 2 millions d’euros entre la LNR et la FFR, l’effort est conséquent. Mais le président met un bémol sur le recours au « bunker » (arbitre délocalisé jugeant les sanctions en différé) :
m « C’est un dispositif lourd, qui peut déresponsabiliser les arbitres. »
Spectacle, santé, équité : une vision globale du rugby
Soucieux de préserver un équilibre entre le spectacle et la santé des joueurs, Yann Roubert veut faire évoluer le rugby sans trahir ses valeurs. « Il faut rester à l’affût de toutes les améliorations, mais en gardant notre priorité : préserver nos acteurs, à commencer par les joueurs. »
Présent récemment à Marcel Deflandre pour le match France-Écosse féminin, Yann Roubert a rappelé l’importance d’être « au contact » des clubs, des joueurs, et du public. Une proximité qu’il compte bien entretenir tout au long de son mandat.
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