Pro D2 – « Je suis un privilégié » : la carte blanche de Flavien Hourquet, qui a arbitré le dernier match de sa carrière

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Jeudi soir, lors de Montauban – Béziers, Flavien Hourquet a arbitré le dernier match de sa carrière. C’était aussi le 180e de Pro D2, ce qui constitue un record dans cette division dont il était un personnage central.

En fait, on m’a demandé il y a quelques mois où, avec qui et comment j’aimerais finir. Pour cela, je remercie la cellule de haute performance d’avoir validé mon choix. Je voulais un endroit proche de la maison pour que ma famille et mes amis puissent venir et j’avais aussi demandé que l’équipe qui m’accompagne soit composée de copains, de gens avec qui je baigne dans le rugby depuis vingt ou vingt-cinq ans, avec qui je n’ai pas seulement une relation sur le terrain. Tout a été accepté. Vincent Blasco-Baqué et Jonathan Gasnier étaient juges de touche, Thomas Charabas à la vidéo, puis Maxime Rouquié et Kevin Bralley en tant que numéros 4 et 5. Tous les ingrédients étaient réunis. Je suis partagé entre différentes émotions. Déjà, la fierté de tout ce qu’il s’est passé, mais je vais tourner une page de quatorze ans. Et, quand on est autant passionné que je peux l’être, c’est un peu perturbant. Ce sont les montagnes russes entre la joie et la déception. J’ai 41 ans, 42 à la fin de l’année, et cela fait quatorze ans que je suis dans cette division, donc j’étais conscient, au fur et à mesure, que je me rapprochais du haut de la pyramide. Je comptais les matchs et les années. Après, on espère toujours pouvoir faire une année de plus en se montrant performant, en restant prêt physiquement et mentalement. J’étais encore motivé et prêt à faire une ou deux saisons supplémentaires. Mais comme m’a dit un de mes dirigeants : « Si on t’écoutait, tu ne t’arrêterais jamais. »

Détenteur d’un record

Il faut savoir laisser la place aux autres et aux jeunes. J’ai eu mes opportunités. J’ai pu bien en profiter pendant quatorze ans. Après, même si j’ai accès à la touche en Top 14 depuis des années et pareil en Coupe d’Europe grâce aux choix de certains copains, rien ne vaut la sensation d’être au centre. J’aurais bien aimé pouvoir passer l’étape supérieure et atteindre le Top 14. Ça ne s’est pas fait pour diverses raisons. Peut-être que le « step » était trop haut pour moi, que je n’avais pas les capacités ou les qualités requises. Je suis resté entre les deux, ce qui est déjà très bien. Je ne veux pas non plus cracher dans la soupe. Je sais que beaucoup de collègues arbitres aimeraient bien être à ma place. Je suis un privilégié, mais, quand on en est là, on veut la cerise en plus du gâteau. Mon collègue arbitre, Stéphane Boyer, m’avait dit à un moment qu’il avait dirigé 177 matchs, le record de Pro D2. Quand M. Quintilla (spécialiste des arbitres, NDLR) m’a appris, en 2023, que j’avais atteint la barre des 150, on s’est un peu « challengé » avec Stéphane. Je lui disais : « Je vais te battre. » Lui m’a dit que les records étaient faits pour être battus. C’est un joli clin d’œil pour lui aussi. Et si quelqu’un d’autre doit le battre, c’est qu’il aura fait tout ce qu’il fallait pour être performant à ce niveau-là. Je ne serai peut-être pas détenteur du record pendant longtemps, mais je l’aurai au moins quelques mois (sourire).

Lorsque la cellule de haute performance m’a annoncé que, pour moi, le contrat en tant qu’arbitre central s’arrêtait au 30 juin, on m’a proposé directement d’entrer dans le corps des juges de touche du secteur professionnel. Il m’a fallu un temps de réflexion. Qui dit touche en Top 14, dit absent le week-end. On fait quelque chose qui est quand même très égoïste. Je ne suis pas tout seul. J’ai donc demandé à ma femme et mon fils ce qu’ils en pensaient. Ma femme me sait passionné, donc ne voulait pas m’empêcher de continuer ce que j’aime. Par contre, mon fils a des plateaux le samedi et ça me tenait à cœur de savoir son avis. Mais quand vous lui parlez de Top 14, il ne voit pas la différence entre le centre et la touche (rire). Ça le fait rêver, et on va dire qu’ils m’ont donné leur accord pour y aller, même si je dois être absent le week-end. J’ai donc accepté la nouvelle mission qui m’a été proposée par la cellule pour être juge de touche en Top 14 et en Pro D2.

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