Arbitre centrale de Canada – Fidji, Nouvelle-Zélande – Japon puis d’Angleterre – Australie lors de la phase de poule de la Coupe du monde féminine de rugby 2025, la Marandaise Aurélie Groizeleau a vécu une étape inédite, cette année en Angleterre, puisqu’elle a été désignée pour diriger le quart de finale entre le pays hôte (et futur champion du monde) et l’Écosse, le 14 septembre à Bristol (40-8). Un 43e test au centre et la conclusion d’un événement qui renforce l’appétit de la Charentaise-Maritime de 36 ans pour la suite.
Quel bilan faites-vous de votre Coupe du monde ?
Je suis plutôt satisfaite, contente de cette belle aventure et de ces moments incroyables que j’ai pu vivre pendant plus de six semaines en Angleterre, pas seulement sur le terrain mais dans la globalité. La bonne surprise, c’est le public anglais, qui a vraiment été très bon, que ce soit en supportant l’ensemble des équipes mais également envers nous, les arbitres. J’ai reçu plusieurs messages de sympathie, des personnes nous attendaient à la fin des matchs pour nous saluer.
Beaucoup ont décrit cette Coupe du monde comme étant incomparable. Est-ce aussi la nature des retours que vous avez eus ?
Totalement. En termes d’affluence dans les stades, il n’y a pas de discussion à avoir, effectivement. Et puis on voit le rugby féminin évoluer, les matchs sont de plus en plus intéressants – même si effectivement des équipes sont un peu plus en difficulté. Globalement, on a vu des joueuses qui se battaient sur le terrain pour leurs pays, qui étaient heureuses d’être ici. On a vu beaucoup d’images de communion, par exemple après France – Brésil, ou Angleterre – Samoa. On retrouve le sport de communion comme on l’aime. Nous, les arbitres, on a vraiment eu des échanges avec les joueuses de manière cordiale. On vivait pleinement cette compétition tous ensemble et pas chacun dans son coin.
« J’y ai fait un plein de confiance, c’est le moment de capitaliser sur tout ce qui a été positif »
Avez-vous encore un peu la tête dans les nuages, ou êtes-vous totalement d’attaque pour la saison 2025-2026 ?
J’ai repris l’entraînement ce lundi matin (sourire), mais effectivement, maintenant je dois basculer rapidement sur le championnat. J’arbitre à Aurillac la semaine prochaine (Aurillac – Dax le 17 octobre, à 19 h 30, dans le cadre de la 7e journée de Pro D2, NDLR). Je serai dans le bain direct (rires). J’y ai fait un plein de confiance, je me dis que c’est justement le moment de capitaliser sur tout ce qui a été positif pendant cet événement pour pouvoir le transposer dans mon arbitrage en France. Ce n’est pas une page qui se tourne, c’est juste une étape.
Cette fois, contrairement au Mondial néo-zélandais en 2022, vous avez dirigé un quart de finale. Cela valide-t-il votre progression ?
Oui. C’était un objectif pour moi de pouvoir postuler aux phases finales, de pouvoir faire ce quart de finale. Tout ce travail fait depuis trois ans paye. Comme quoi, quand on s’investit pleinement, qu’on travaille dur, on atteint nos objectifs. Pour moi, ce n’était pas une bonne conclusion mais en tout cas un moment important dans la compétition.

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Regrettez-vous ne pas avoir été retenue pour les demies, ou la finale ?
On est toujours un peu déçu parce qu’on veut toujours plus, on reste des compétiteurs même en tant qu’arbitre. Mais les choses étaient un petit peu jouées, car on connaît le CV des trois autres arbitres (l’Anglaise Sara Cox, l’Écossaise Hollie Davidson, la Sud-Africaine Aimee Barrett-Theron, NDLR) qui, sur le ranking avant la compétition, avaient une longueur d’avance sur moi. Ce n’est pas sur trois matchs que l’on arrive à tout faire basculer mais en tout cas, je pense que j’ai pu montrer que j’avais les moyens de les bousculer. J’espère que dans les prochaines années, je pourrai encore gravir quelques échelons.
N’était-il pas possible d’officier en touche, comme lors de la finale 2022 ?
Effectivement, j’avais aussi un petit peu espéré de ce côté-là mais ils m’ont dit que je n’avais quasiment pas fait de touche du tournoi, et qu’ils préféraient prioriser une fille qui avait enchaîné davantage de matchs en tant qu’arbitre assistante. Ce qui avait été ma position il y a trois ans. Je trouve ça plutôt logique, j’en ai bénéficié, là, ça a bénéficié à une autre arbitre.
L’autre nouveauté, par rapport à la Nouvelle-Zélande, c’est que cette année, vous étiez à 100 %…
Oui, c’est le côté positif. J’étais vraiment à 100 % de mes capacités physiques et ça, c’est quand même hyper agréable…
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