
Mésentente, erreurs arbitrales, tension avec les clubs… La crise de l’arbitrage français a connu un nouvel épisode mercredi 3 avril avec le maintien d’Antony Gautier à la tête de la Direction technique de l’arbitrage français. Une décision qui fait suite à la fronde menée par 17 des 18 clubs de Ligue 1 qui ont demandé sa démission auprès de Philippe Diallo, président de la Fédération française de football (FFF) parlant même de « dialogue et confiance définitivement rompus ».
Au départ de cette colère des formations de l’élite, la multiplication de « nombreuses erreurs et polémiques, chaque week-end, sur la quasi-totalité des pelouses de Ligue 1 » malgré l’utilisation de la VAR qui rend ces décisions arbitrales « encore plus incompréhensibles, encore moins acceptables ». Mais alors quelles sont les solutions pour apaiser les tensions entre les clubs et les arbitres français ?
« Un devoir de pédagogie »
« Avant les solutions, il faut d’abord retrouver de l’apaisement, du calme et de la sérénité, avoue Frank Schneider, arbitre de 2008 à 2022 et aujourd’hui consultant pour le RC Strasbourg. Il faut enlever l’émotion pour gérer cette crise. La frustration des clubs est compréhensible mais il faut mettre les arbitres dans les meilleures conditions. Avec de la sérénité, les prestations seront de meilleures qualités. »
Côté solution l’arrivée de la sonorisation des arbitres pourrait être un premier pas en avant. Cette technologie devrait être mise en place « pour la finale de la coupe de France féminine, les play-offs de la D1 Arkéma et la finale de la coupe de France masculine, si les conditions technologiques sont réunies » avait précisé Antony Gautier. Mais cela peut-il tout changer ?
Selon Bruno Derrien, arbitre professionnel de 1991 à 2007, la sonorisation est nécessaire. « Je trouve que ça peut contribuer à ramener un peu de confiance entre les acteurs. On est dans une ère où on veut tout savoir, il faut communiquer à tout va, il y a un devoir de pédagogie, probablement, à mettre en place et la sonorisation va le permettre. Après, je ne vois pas ce qu’on pourrait leur donner de plus en termes de technologie. »
L’intervention de Benoît Bastien en direct sur Prime Video a été dans ce sens lors de l’après-match entre l’OM et le PSG (0-2). « S’il ne s’était pas exprimé, je pense que la charge aurait été encore plus lourde. Là, on a entendu son avis, on a le droit de ne pas être d’accord. Mais au moins, il a livré son explication. » Un son de cloche que l’on retrouve, chez Frank Schneider : « Selon moi, l’arbitre n’a pas à se justifier mais il doit expliquer ses décisions. Il y aura toujours des erreurs, cela fait partie de l’arbitrage. Et il ne faut pas se tromper d’objectif : la technologie ne remplacera pas l’humain, la solution ce sont les arbitres. »
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????? L’arbitre Benoît Bastien sur le carton rouge de Beraldo : « C’est une évidence que cette faute doit être sanctionnée d’un anéantissement d’une occasion nette de but. »#OMPSG pic.twitter.com/PSHQvsYCr0
— Prime Video Sport France (@PVSportFR) March 31, 2024
« Il faut une vision commune pour l’arbitrage »
Mais cela peut-il réellement apaiser les tensions qui existent entre les clubs et les arbitres tricolores, dont les relations sont tendues. Pour ne pas dire rompues. « Le vrai problème, c’est que notre arbitrage manque de cohérence, d’uniformité, précise Bruno Derrien. C’est toujours compliqué, parce que l’uniformité des décisions, vous ne l’aurez jamais. Mais il faut essayer de tendre vers cela pour avoir une cohérence face à des situations de jeu identique. » Une cohérence qui doit également se retrouver dans l’utilisation de la VAR. « L’axe de travail est là. Comment optimiser la VAR ? Comment la rendre plus efficace et plus compréhensible de tous ? »
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Cette semaine, Stéphane Lannoy, directeur technique de l’arbitrage délégué au secteur professionnel, a été licencié par la FFF. Il était réputé proche des dirigeants des clubs professionnels, mais contesté par une partie des arbitres dont il était le responsable, à cause de cette proximité précisément et une ligne technique demandée trop floue ou fluctuante, sur la VAR notamment. Antony Gautier est donc désormais seul et cumulera trois casquettes, celle de patron des arbitres français, de responsable des arbitres professionnels et de manager de la VAR.
Le Comité Exécutif de la FFF étudie actuellement le rapport sur « les procédures de gestion de l’arbitrage » confié à Dominique Laurent. « Il faudra s’appuyer sur ce rapport qui est un audit de qualité, assure Frank Schneider. Il faut une vision commune pour l’arbitrage et surtout il faut la mettre en œuvre. »
« Il y a un impératif aujourd’hui, c’est de bien finir la saison, avoue Bruno Derrien. Qu’il n’y ait pas de polémique sur les matches à enjeux. Pour la question du futur adjoint d’Antony Gautier, pourquoi ne pas faire venir un arbitre international étranger avec un œil neuf. Ça sera un des chantiers de l’été pour l’arbitrage français. »
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