
Comment abordez-vous ce premier match de la saison?
C’est un début difficile. Montpellier est une bonne équipe, avec des avants très physiques. Au niveau de la touche et de la conquête, une grosse bataille nous attend. Je pense que si on la perd, le match sera fini. Après, on veut aussi bien jouer derrière. Mais si on ne fait pas d’abord face physiquement, ce sera compliqué. On pense avoir un bon plan de jeu. Si on respecte ce que l’on s’est dit toute la semaine et que l’on croit en nous, on sera dans le match.
L’effectif du MHR a beaucoup changé cet été. Quelle est votre analyse sur cette équipe?
Ils ont fait une très bonne pré-saison. Sauf que la pré-saison, ce n’est pas le Top 14. De notre côté, on a perdu deux matchs contre Perpignan et Clermont, mais c’est différent. On a fait énormément de rotations et beaucoup de jeunes ont pris de l’expérience. Je pense vraiment qu’on est prêts pour ce match. On a confiance.
On devine votre hâte…
Oui! Je déteste la pré-saison. C’est trop long avec la course, le physique… (rires) Là, je veux jouer. Je suis super excité.
Vous avez pris le capitanat en janvier dernier. Comment vivez-vous l’expérience?
C’est évidemment un honneur pour moi d’être le capitaine et le leader de l’équipe. J’ai davantage de responsabilités, donc forcément un peu plus de pression. […] Il y a eu des moments plus difficiles. La langue, les cultures, les différentes personnes… On doit comprendre comment tout le monde fonctionne et, en tant que capitaine, c’est un point sur lequel j’essaie de travailler. Chacun réagit différemment. Or, il faut savoir emmener la plupart des gens. Mais j’aime le défi et ce rôle-là. […] J’essaie aussi de m’améliorer sur la relation que je peux entretenir avec les arbitres. De toute façon, c’est plus facile pour moi quand je discute de rugby. Puis, je pense que les arbitres français m’aiment bien car je ne leur parle pas beaucoup. Je suis facile! (rires)
Charles Ollivon a repris l’entraînement il y a quelques jours. Est-il prévu que vous lui remettiez le brassard lorsqu’il rejouera?
Quand il sera d’attaque, bien sûr, nous guiderons l’équipe ensemble et je lui passerai le relais. Mais je pense qu’il veut d’abord se concentrer sur lui. Il a été absent pendant neuf mois. C’est long. Donc, s’il n’est pas prêt à redevenir capitaine tout de suite, je serai là pour l’aider. C’est comme ça que ça fonctionne. Il n’y a pas de compétition entre lui et moi.
Comment avez-vous vécu la fin de saison dernière?
Difficilement. Pendant deux semaines, ça a été un peu dur de partir en vacances. Et regarder la finale entre Toulouse et Bordeaux, ça a aussi été dur. C’est difficile à accepter, mais je pense qu’elles étaient les deux meilleures équipes de France, meilleures que nous sur le moment. On doit en ressortir grandis.
Qu’aviez-vous dit à votre équipe?
C’était difficile de parler. Il y a eu énormément d’émotions. Contre Bordeaux, on avait beaucoup parlé dans la semaine de la manière dont on voulait attaquer. Mais, lorsque le samedi est arrivé, nous n’avons pas satisfait les attentes. J’espère que, cette année, quand on dira qu’on veut faire quelque chose, vous le verrez vraiment.
Votre entraîneur a dit vouloir plus d’endurance mentale et physique tout au long de la saison…
On a échangé avec Pierre [Mignoni] et les leaders. La saison est longue, donc on a besoin de tout le monde si on veut jouer et gagner sur les deux tableaux. La saison dernière, on était très bien sur le XV ou même sur les vingt-trois, mais je ne pense pas qu’on l’était sur le groupe dans son ensemble. Lorsque Toulouse ou Bordeaux change d’équipe, on ne voit pas de différence dans le résultat. On a aussi les joueurs pour faire ça. Donc, même quand il y aura du changement, on aura besoin de sentir de la consistance. Cette saison, on devra voir un peu plus de la part de chacun.
Avec 1.954 minutes disputées, vous avez été l’avant le plus utilisé du club la saison dernière. Comment vous sentez-vous?
J’ai aussi joué avec les Barbarians, donc j’ai même disputé 2.000 minutes! Voilà pourquoi je ne me suis pas entraîné avec le groupe aujourd’hui [lire mardi]. Non, je plaisante! (rires) Plus sérieusement, je pense que le dernier mois de la saison a été un peu difficile pour moi. C’est mon regret. Sur le barrage et la demi-finale, ça a été dur. J’étais un peu fatigué, physiquement et mentalement.
Fatigué d’avoir trop enchaîné?
Oui, un peu. Mais c’est aussi ma responsabilité. Pas juste celle du coach. Je dois le dire si j’ai besoin de repos car, au final, c’est une discussion entre Pierre [Mignoni] et moi. Je voudrais évidemment jouer chaque semaine. Mais Pierre a aussi besoin de me gérer. C’est un équilibre difficile.
Vous débutez votre troisième saison au RCT et avez déjà prolongé jusqu’en 2028. Vous semblez conquis par Toulon…
Ma compagne et moi adorons le style de vie ici. Le club, le président et Pierre ont été incroyables avec nous. Nous apprécions la culture et les spécificités du territoire. C’est notre maison.
La déception d’une impossible sélection
Déjà performant avec Northampton dans le championnat anglais, David Ribbans a pris encore une autre dimension avec le Rugby club toulonnais en s’imposant, en deux saisons seulement, comme l’un des tout meilleurs ferrailleurs du Top 14. Aussi, depuis 2023, ne plus le voir porter le maillot du XV de la Rose (1) a de quoi laisser une certaine amertume aux supporters anglais.
Pour l’actuel capitaine du RCT (30 ans, 11sélections), non retenu par les Lions britanniques et irlandais lors de la tournée en Australie, il s’agit là d’un sujet « difficile » à évoquer : « Je savais en venant ici que j’abandonnais mes chances de sélection. À l’époque, je multipliais les allers-retours en équipe nationale avec les différents coachs et je n’avais pas l’impression d’y être vraiment apprécié. Il y avait des joueurs fantastiques, bien sûr, mais je pense que j’aurais pu matcher davantage. Aujourd’hui, ça me peine de ne pas pouvoir jouer au niveau international mais, en même temps, j’apprécie le fait de me concentrer sur un seul défi avec Toulon. Après, si les règles changent et que Steve (Borthwick, le sélectionneur anglais) veut parler avec moi, je serai ouvert à l’idée de revenir en sélection. »
Autre possibilité par ailleurs: une cape avec l’Afrique du Sud, son pays de naissance, certes pas dépourvu de talents à ce poste… « Je crois qu’en 2027, je serai éligible pour changer de sélection, note Ribbans. On verra ce qu’il se passera… »
1. Le règlement de la Fédération anglaise empêche la sélection de joueurs évoluant en dehors du territoire.
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