Pourquoi l’arbitrage en rugby devient un casse-tête pour les supporters

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Il ne faut pas remonter loin. Il y a une semaine, lors de la troisième journée du Tournoi des Six Nations, Léo Barré inscrit le premier essai tricolore à l’issue d’une magistrale percée dans la défense italienne. Au Stadio Olimpico ou devant leur télévision, les supporters laissent éclater leur joie. Mais l’arbitre vidéo intervient et indique une passe légèrement en avant de Thomas Ramos au départ de l’action. Essai refusé. À Rome, le public siffle la décision. Elle n’aura pas de conséquence sur le résultat final puisque l’Italie encaissera plus de soixante-dix points. Il n’empêche : malgré les incompréhensions qu’il suscite, le recours à la vidéo (TMO en Anglais) a été considérablement renforcé ces dernières années.

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Nommé cet été manager des arbitres du secteur professionnel (sous l’égide la Ligue nationale et de la Fédération française), Mathieu Raynal a tout connu durant sa carrière d’homme en noir : le Top 14, trois Coupes du monde, huit Tournois des Six Nations. A-t-il conscience que l’utilisation du TMO est parfois mal comprise ? « On a un énorme travail de communication à faire sur les protocoles qu’on utilise, répond sans langue de bois le dynamique quadragénaire. Pendant trop longtemps, l’arbitrage a vécu en vase clos. On ne s’ouvre pas assez au grand public, on n’est pas présents sur les réseaux sociaux. Ce faisant, sera-t-on moins critiqués ? Je n’en sais rien et peu importe. Mais on rendra notre sport plus lisible. »

Des subtilités trop subtiles

L’instance suprême, World Rugby, ne cesse pourtant de faire évoluer les règles. Parfois de façon radicale, comme l’instauration récente du « 50-22 » (qui donne l’avantage à l’équipe en possession du ballon si elle trouve depuis son camp une touche indirecte dans les vingt-deux mètres adverses). D’autres fois, les changements sont plus discrets, comme la nouvelle mesure visant à protéger davantage le demi de mêlée. Ce « sport de voyous pratiqué par des gentlemen » en serait-il devenu trop dur à déchiffrer ?

« La complexité est inhérente à notre discipline, estime Mathieu Raynal. C’est peut-être la raison pour laquelle on a du mal à la démocratiser dans le monde entier. Il faut en comprendre les subtilités. Ça a toujours été comme ça et ça le sera toujours. Mais je pense qu’à l’avenir, on devra en simplifier l’accès. » Mathieu Raynal rappelle toutefois avec bon sens que « les règles sont toujours faites pour trois raisons : préserver la sécurité des joueurs, l’équité des équipes et la continuité du jeu ». Pas certain que cet argument soit toujours entendable, d’autant plus par les spectateurs occasionnels…

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