Rugby à 7. Le rêve américain de l’Agenais Jefferson-Lee Joseph

Avec son masque de ski sur les yeux dans les vestiaires du Dignity Health Sports Park de Los Angeles, Jefferson-Lee Joseph (21 ans, 1m91, 89 kg) a longuement savouré le sacre historique de l’équipe de France à 7, le 3 mars dernier. Les hommes de Jérôme Daret ont réalisé une belle opération sur la tournée nord-américaine qui permet aux Tricolores de passer de la 7e à la 4e place à deux étapes du tournoi final de Madrid (31 mai – 2 juin) qui réunira les huit premiers du général. De retour à l’Insep, l’enfant de Duras s’est confié sur sa nouvelle vie et la préparation des Jeux Olympiques de Paris 2024. L’ailier ou arrière du SU Agen n’oublie pas ses partenaires de club pour autant.

Clin d’œil

Le « petit clan » des Lot-et-Garonnais. Jefferson-Lee Joseph n’est pas le seul Lot-et-Garonnais en équipe de France à 7. Il y a rejoint Thibaud Mazzoleni…

Avec son masque de ski sur les yeux dans les vestiaires du Dignity Health Sports Park de Los Angeles, Jefferson-Lee Joseph (21 ans, 1m91, 89 kg) a longuement savouré le sacre historique de l’équipe de France à 7, le 3 mars dernier. Les hommes de Jérôme Daret ont réalisé une belle opération sur la tournée nord-américaine qui permet aux Tricolores de passer de la 7e à la 4e place à deux étapes du tournoi final de Madrid (31 mai – 2 juin) qui réunira les huit premiers du général. De retour à l’Insep, l’enfant de Duras s’est confié sur sa nouvelle vie et la préparation des Jeux Olympiques de Paris 2024. L’ailier ou arrière du SU Agen n’oublie pas ses partenaires de club pour autant.

Clin d’œil

Le « petit clan » des Lot-et-Garonnais. Jefferson-Lee Joseph n’est pas le seul Lot-et-Garonnais en équipe de France à 7. Il y a rejoint Thibaud Mazzoleni (27 ans), sur le circuit depuis 2017 mais blessé la saison dernière, un enfant de l’AS Layrac (2003-2010) formé au poste d’ouvreur au centre de formation du SU Agen (2010-2020). Il y a aussi dans le staff Julien Candelon (43 ans, Team Service Manager après plus de 265 sélections entre 2012 et 2017), né à Agen où il a joué une saison en cadets après avoir fait toute son école de rugby à Tournon-d’Agenais et une première saison de cadet à Villeneuve-sur-Lot. « C’est notre petit clan des Lot-et-Garonnais, même si on s’entend bien avec tout le monde ! Julien Candelon nous a aidés à très bien nous intégrer dans cette équipe. » Son expérience est précieuse après avoir participé aux JO de Rio en 2016, notamment aux côtés de Damien Cler, champion de France de Fédérale 2 la saison passée avec Layrac. À noter que la Lavardacaise Monserrat Amédée (27 ans) a également été appelée pour préparer les Jeux avec une équipe de France à 7 féminine qu’elle côtoie depuis 2015. Finaliste de la Coupe du monde 2018 et 2023, la cousine de Pierre Fouyssac est championne de France 2023 à XV avec les Lionnes du Stade Bordelais.

Comment avez-vous vécu la victoire au Tournoi de Los Angeles (2-3 mars) avec France 7 qui n’avait plus gagné depuis le seul titre acquis à Paris en 2005 ?

C’est un moment particulier, forcément. Cela faisait dix-neuf ans que la France n’avait pas gagné un tournoi sur le Series. C’est vraiment spécial, on a fêté ça en équipe ! Depuis que j’ai intégré cette équipe, l’objectif était d’aller chercher une médaille d’or. On voulait vraiment gagner une étape avant le tournoi final de Madrid. C’est chose faite ! C’est de bon augure pour la suite et pour bien préparer nos JO à la maison.

Ce succès en finale contre l’Angleterre (21-0) peut-il être le déclic tant attendu après des années de places d’honneur ?

Il faut toujours respecter le travail fait avant et l’histoire de France 7. On a été bien intégrés par les anciens joueurs. Pour certains, cela faisait dix ans qu’ils étaient sur le circuit et qu’ils cherchaient une victoire. C’est chose faite ! Ils étaient encore plus heureux que nous. Avec cette victoire, c’est plaisant de rentrer dans l’histoire. C’est toujours un moment spécial. Maintenant qu’on l’a fait, il faut réitérer cette performance.

Cela fait un an que vous êtes dans cette équipe, depuis le Tournoi de Hong-Kong 2023. Comment vivez-vous cette expérience ?

Globalement, c’est une riche expérience. On voyage, on affronte des nations que je n’avais pas l’habitude de jouer, mis à part en moins de 20 ans lors du 6-Nations ou des Summer Séries. Tout ça amène forcément beaucoup d’expérience. Et puis le rugby à 7 est un sport tellement complet qu’on est obligé de progresser à tous les niveaux.

« Globalement, je pense être un joueur un peu plus complet par rapport à ma défense »

Justement, par rapport à votre poste d’ailier ou d’arrière à XV, à quel niveau avez-vous dû le plus vous adapter : sur le plan technique, tactique ou physique ?

Les principaux changements sont par rapport à la technique du jeu. Le rugby à 7 est plus rapide, il y a des faux trous qu’il faut éviter. En défense, c’est toute une histoire de cadrage. C’est un jeu complet avec des matches qui vont très vite, donc forcément tous les détails comptent. C’est tellement spécifique qu’on est forcément obligé de tout prendre en compte.

Avez-vous l’impression d’être un meilleur joueur aujourd’hui ?

Globalement, je pense être un joueur un peu plus complet par rapport à ma défense. Il y a des aspects qui changent avec le XV, notamment par rapport au jeu au pied. Mais sur tout ce qui est défense et la capacité à mettre en relation la notion de duel et de vitesse, je pense avoir progressé. Physiquement, c’est un petit peu plus intense avec des matches plus rapides et des courses parfois un peu plus longues. Mais on s’est préparé pour ça, notamment lors du stage de trois semaines aux Fidji en novembre avec les doubles champions olympiques.

Vous avez eu besoin de combien de temps pour vous sentir à l’aise dans ce nouveau sport en quelque sorte ?

Je me suis vite adapté. J’ai intégré l’Académie Olympique l’année dernière en mars. J’ai fait une semaine d’entraînements à l’Insep et j’ai de suite basculé avec le groupe seniors à Elche (Espagne) où on a remporté ce tournoi européen. De suite après, j’ai été intégré à l’équipe pour mon premier World Series à Hong-Kong avec une médaille de bronze à la clé. Et ça s’est enchaîné à 7 comme à XV, j’ai quasiment joué tous les matches, à part quand j’étais blessé. Donc tout est allé assez vite.

« L’objectif aux Jeux Olympiques, c’est l’or ! C’est la médaille qu’on veut aller chercher »

L’ailier du SU Agen Jefferson-Lee Joseph est devenu en un an seulement un des cadres de l’équipe de France à 7.
L’ailier du SU Agen Jefferson-Lee Joseph est devenu en un an seulement un des cadres de l’équipe de France à 7.

X France Rugby

Un autre joueur semble s’être très vite adapté au rugby à 7, c’est Antoine Dupont. Que pensez-vous de son apport dans l’équipe ?

Avec sa venue, on respecte un peu plus notre travail. Ça a été un bon engouement pour tout le monde. Ça nous a apporté un peu plus de rigueur. Ensuite, vis-à-vis des autres équipes, ça leur a apporté un peu d’appréhension. Et même les arbitres étaient aussi un peu plus réceptifs. Donc forcément, sa venue était tout bénef’ pour nous. Antoine est déjà dans le bain, vivement qu’on le récupère pour le prochain tournoi. On sait qu’avec la perspective des Jeux, on va parler un peu plus du 7.

Sentez-vous la pression monter dans et autour de l’équipe à l’approche de ces Jeux Olympiques de Paris (14-30 juillet) ?

Oui, forcément, on le ressent, ça arrive petit à petit. Maintenant, il ne faut pas se trahir et rester concentré sur nos objectifs. L’objectif était de remporter l’or cette année le plus souvent possible avant la finale à Madrid et les JO. On a fini 4e mondial la saison dernière, c’était déjà un classement historique. On rentre un peu plus dans l’histoire cette année avec cette médaille d’or. Maintenant, il reste trois tournois avant les JO [NDLR : Hong-Kong 5-7 avril, Singapour 3-5 mai et Madrid 31 mai-2 juin]. L’objectif est d’abord d’aller chercher cette finale à Madrid pour gagner les Series et préparer au mieux nos Jeux.

Avec l’objectif de décrocher une médaille à Paris ?

Clairement. L’objectif aux Jeux Olympiques, c’est l’or ! C’est la médaille qu’on veut aller chercher.

Quel avenir ?

« Jusqu’en 2025, je suis Agenais ». Lié au SU Agen par un contrat Espoir jusqu’en juin 2025, Jefferson-Lee Joseph a été mis à disposition du staff tricolore cette saison pour préparer les JO de Paris 2024. Cela ne l’empêche pas de penser à ses partenaires de club : « Même loin, je suis leur parcours. Je prends le temps de regarder les matches, j’ai certains joueurs au téléphone. Je retourne aussi à Armandie parfois pour ma préparation physique individuelle. Ça me permet de croiser mes coéquipiers et de ne pas complètement couper avec l’équipe. » Convaincu que le SUA va « aller chercher la qualification », l’enfant de Duras ne veut pas encore se projeter sur son retour à XV la saison prochaine. « Ce qui me tarde le plus, c’est de jouer les prochains tournois à Hong-Kong et Singapour, puis la finale à Madrid, et de me concentrer pleinement ensuite sur l’objectif de la fin de saison qui reste les JO. Et après, on verra… » Le SUA compte sur lui pour 2024-2025 et reste ensuite prioritaire pour lui faire signer son premier contrat professionnel. Si venait à s’engager ailleurs, le club agenais toucherait des indemnités protectrices qui pourraient être conséquente. Jefferson-Lee Joseph ne voit pas si loin : « Mon objectif est de revenir à XV, c’est tout. Il me reste un an de contrat à Agen. Jusqu’en 2025, je suis Agenais. »

Ce post a été choisi par toute l’équipe unar.fr en ligne parce que ce dernier figurait dans les interfaces d’un blog consacré au thème « Arbitres de Rugby ». unar.fr est une plateforme d’information qui compile de multiples journaux publiés sur le net dont la thématique principale est « Arbitres de Rugby ». Ce post est rendu de la façon la plus complète qui soit. Si vous souhaitez apporter quelques explications concernant le sujet « Arbitres de Rugby », vous êtes libre de discuter avec notre rédaction. Sous peu, on lancera d’autres renseignements pertinents autour du sujet « Arbitres de Rugby ». Cela dit, visitez de façon régulière notre site.