
Comme un parfum de déjà entendu. Les mêmes mots qu’après la victoire dans le derby à Mont-de-Marsan (23-28) étaient répétés en boucle par les hommes de Sébastien Calvet, vendredi soir, à l’issue du premier succès de la saison à Armandie face à Nevers (35-17) : « Il ne faut pas s’enflammer. » Un mantra qui doit mettre à l’abri les partenaires d’Arnaud Duputs de tout excès de confiance à l’heure de préparer le dernier rendez-vous de ce premier bloc, vendredi (19 h 30), chez la lanterne rouge (4 revers) Valence-Romans.
Mais comment les Agenais pourraient se prendre pour d’autres ? Après de trop nombreuses saisons de pain noir depuis la remontée en Top 14 en 2017, et surtout le rappel à l’ordre contre le promu niçois (12-16) dès la 2e journée pour leur première apparition de la saison à Armandie, les protégés du président Fonteneau n’ont pas de quoi pavoiser. Mais en deux succès de rang, ils viennent de se réconcilier avec leur public. « Il ne faut pas s’enflammer », mais cette petite étincelle fait déjà un bien fou.
Un état d’esprit et du jeu
Et si le SUA voyait enfin la lumière au bout du tunnel ? Après deux victoires, c’est encore trop tôt pour avoir des certitudes. Mais elles sont la promesse de jours heureux. Les bases sont là, notamment au niveau de l’état d’esprit symbolisé par la solidarité en défense. La performance dans ce domaine des Agenais à Mont-de-Marsan et durant les dix premières minutes face à Nevers en est la preuve. Même s’ils ont inscrit le premier essai de la soirée (10e), les Neversois ont été marqués au fer rouge par cette séquence.
« Je ne pense pas encore qu’on peut dire que c’est un match abouti. Mais on a vu un tout autre visage »
Les partenaires d’Arnaud Duputs ont surtout confirmé vendredi, sur le terrain après l’avoir clamé haut et fort, qu’il n’y a pas de « barrière psychologique » à Armandie. Passés à côté de leur match contre Nice, ils semblent avoir retenu la leçon. Et cela ne tient pas seulement à quelques réajustements dans les horaires de l’avant-match. Plutôt que de jouer petits bras, avec le frein à main et la peur au ventre, les Agenais ont lâché les chevaux. Certes, c’est plus facile quand le pack avance et la charnière joue juste, mais encore fallait-il avoir les intentions de jeu.
Une marge de progression
À l’heure du bilan, l’entraîneur du jeu aérien Rémi Vaquin réfutait cependant l’idée que le SUA tenait là son match référence pour véritablement lancer sa saison : « Je ne pense pas encore qu’on peut dire que c’est un match abouti. Mais on a vu un tout autre visage de l’équipe, déjà dans l’engagement. C’est cet état d’esprit qu’on veut à Armandie. » Celui qui, paradoxalement, a permis au SUA de gagner ce match dans les dix premières minutes, selon l’ex-flanker : « On est chez nous, il faut taper du poing sur la table. »
Le SUA va devoir aussi apprendre à tuer les matchs quand l’occasion se présente. Comme à Aix-en-Provence à 15 contre 12, comme contre Nice dans le dernier quart d’heure, et comme à Mont-de-Marsan une semaine plus tôt, les Agenais n’ont pas su profiter de leur supériorité numérique face aux Neversois (47e) pour scorer. Cela leur a probablement coûté le point de bonus offensif qu’ils ont pourtant tenu cinq minutes (62e-67e). Ce manque d’efficacité chronique en surnombre avait déjà été pointé du doigt durant la préparation.
Avec un jeu au pied d’occupation parfois approximatif et des soubresauts en touche (un secteur toutefois en progrès), le SUA version Sébastien Calvet est encore perfectible. Voilà encore un signe encourageant alors qu’il vient de glaner 10 points en quatre journées pour se positionner dans la première moitié du tableau (7e). L’objectif comptable est atteint.
La vie en bleu et blanc
Le Duraquois Ludovic Cayre à la Nuit du Rugby. Arbitre central de la dernière finale de Top 14 entre le Stade Toulousain et l’Union Bordeaux-Bègles (59-3), Ludovic Cayre est nominé pour le titre d’arbitre de l’année lors de la 20e édition de la Nuit du Rugby, ce lundi 23 septembre, à l’Olympia à Paris (à partir de 19 h 30 sur Canal+). Le Duraquois, qui intervient auprès du SU Agen, est en concurrence avec Pierre Brousset et Mathieu Raynal. Seuls les votes des joueurs, entraîneurs et arbitres désigneront le lauréat.
Une semaine de vacances en prévision pour le SUA. Les hommes de Sébastien Calvet boucleront leur premier bloc de cinq matches vendredi (19 h 30) au stade Georges-Pompidou de Valence. Les socios d’Aginnum, qui ont dépassé la barre des 100 membres (115 exactement), seront bien sûr du voyage dans la Drôme. Après cette 5e journée, les partenaires d’Arnaud Duputs bénéficieront d’une semaine de vacances. Ils reprendront ensuite le chemin d’Armandie pour préparer la réception de l’US Dax le jeudi 10 octobre en ouverture de la 6e journée en prime time (21 h). Cela devrait permettre de vider quelque peu l’infirmerie qu’ont rejoint Lombard-Buret (commotion) et Olmstead (cheville).
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